Birsch Hirschfeld, loco citato , p
4. Voir Larcher, Journal de V Anatomie et de la Physiologie , novembre 1873, et Sutton, Journal of Anatomie and Physiology , vol. XIX, p. 121.
revue de chirurgie
liomas kystiques, il n’est pas sans intérêt de rappeler que la maladie kystique des mamelles avait été, dès 1834 \ très complètement décrite par Y Leblanc chez la chienne. Tout se trouve dans sa description : multiplicité des kystes, dureté de la tumeur malgré la présence du liquide par suite delà résistance des parois, formation de gros kystes ar la fusion do petits kystes isolés, envahissement successif des diverses mamelles. En 1858 2, revenant sur cette question, il montre que dans cette maladie il ne s’agit pas, comme il l’avait cru d’abord, toujours d’un cancer, mais souvent d’une hypertrophie simple de la mamelle. Cette hypertrophie est, il est vrai, susceptible de se transformer partois en cancer. Il insiste aussi plus qu il ne 1 avait fait sur les variations de couleur du liquide des vésicules. « Celles-ci offrent les transformations différentes des baies de cassis pour arriver à maturité. » Il est intéressant de voir la médecine humaine ainsi devancée dans celte intéressante question par la médecine vétérinaire.
Sur quelques points pourtant, l’épithélioma des animaux diffère de celui de l’homme. Les épithéliomas de l’utérus, de la langue, de la peau sont chez eux tout à fait rares. Peut-on pour le premier organe rappeler la rareté des métrites et pour le second l’absence des irritations par le tabac, les aliments chauds, etc? Pour la peau faut-il invoquer cette considération anatomique qu’elle est, chez les animaux, complètement recouverte de poils ? Il n’est pas sans intérêt de rapprocher de ce fait la rareté extrême de l’épithélioma du cuir chevelu chez l’homme. C’est ainsi que YYiniwarter dans sa statistique des cancers de la tête rapporte 402 faits d’épithéliomas empruntés à Beigmann et à Billroth occupant tous les points du visage et sans qu’un seul eût pour siège le cuir chevelu. Il y a là un fait intéressant d'immunité dont la théorie parasitaire seule fournirait peut-être un semblant d’explication. Les surfaces pileuses protégées mécaniquement par les poils sont-elles moins exposées à l’infection psorospermique? Offrent-elles un milieu moins favorable à son développement?
13° Carcinome. — Le carcinome pur se voit surtout chez le chien ; Johne indique parmi ses sièges primitifs de prédilection la mamelle, le corps thyroïde, la prostate et, fait plus douteux, les glandes de la peau. Chez le cheval, les organes digestifs et les reins seraient aussi souvent pris. Bernard 3 a rapporté chez cet animal un fait remarquablement
1. Clinique vétérinaire, août 1843, et Lebert, Traité des maladies cancéreuses , p. 144.