Recueil de médecine vétérinaire, 1858, p
3. Mémoires de la Société centrale de médecine vêt., 1883, vol. XII, p. 36.
étudié de carcinome du cæcum. Sulton signale chez un cheval un fait de carcinome de la rate pesant 102 livres. Parmi les autres observations singulières qu’il rapporte, il faut mentionner trois cas de carcinomes encéphaloïdes de l’œil chez le cheval, un cas de carcinome du corps pituitaire chez un babouin, un cas enfin de carcinome multiple semblant avoir eu l’ovaire comme point de départ chez un python b Deux faits de cancers du testicule en ectopie abdominale chez le cheval et le chien offrent plus que cet intérêt de simple curiosité. Ils montrent, comme chez l’homme, le rôle des anomalies de développement, soit qu’elles exposent davantage le testicule aux irritations, soit qu’elles s’accompagnent d’anomalies de structure. La généralisation des tumeurs primitives se fait surtout, comme chez l’homme, dans les ganglions lymphatiques, le poumon et le foie, plus rarement la rate et les reins.
La tendance actuelle est de regarder, chez les animaux comme chez l’homme, le carcinome comme un épithélioma atypique. Johne, nous l’avons vu, aurait sur une tumeur du rein du cheval observé toute la gradation entre l’adénome et le carcinome vrai. M. Leblanc nous disait, d’autre part, avoir souvent constaté, dans les examens successifs de récidive des tumeurs des mamelles chez la chienne, une graduation analogue. La première tumeur enlevée est de l’adénome simple, mais les caractères de malignité histologique s’accentuent de plus en plus à mesure que les récidives sont plus nombreuses. Nous avons dans notre thèse 1 2 rapporté quelques faits analogues de malignité s’accroissant au cours des récidives.
Les tumeurs chez les animaux ayant les mêmes sièges et les mêmes caractères histologiques que chez l’homme, cette identité dans l’anatomie entraîne la même identité dans les symptômes. Comme chez l’homme les tumeurs bénignes évolueront sans grand retentissement; elles n’amèneront qu’une gêne purement mécanique; celle-ci pourra cependant devenir importante par l’importance même de l’organe gêné. Nous avons vu que les fibromes, les lipomes de l’estomac ou de l’intestin avaient été assez souvent suivis d’accidents mortels, d’occlusion ou d’étranglement. Les cholestéatomes des plexus choroïdes du cheval peuvent, eux aussi, entraîner des accidents graves.