‹ Les tumeurs chez les animauxChapitre 30 sur 33 · Archiv. fur klinische Chirurgie , vol. XXII, p · texte numérisé non relu

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alors meme qu’il reste inefficace au début et si pénible qu'il puisse être. Chez les animaux, ces tentatives d’empirisme pur deviennent au contraire possibles et permises. Los tumeurs sont chez eux assez fréquentes pour qu’il soit facile de multiplier les essais et l’on aura toujours la faculté de les pousser jusqu’au bout. On ne doit point oublier que c’est par tâtonnements, souvent par hasard, que les médicaments les plus efficaces de la thérapeutique ont été découverts. Cette facilité qu’offrent les animaux cancéreux de faire des expériences nombreuses et rigoureuses est donc loin d’être à dédaigner.

En ce qui concerne le traitement de l’actinomycose, la médecine humaine pourrait peut-être déjà faire quelques emprunts à la pratique des vétérinaires. L’ablation complète étant très rarement possible, ceux-ci ont employé 1 le traitement interne par l’iodure de potassium, les applications de teinture d’iode sur la tumeur et les injections dans le tissu même du néoplasme d’une solution de sulfate de cuivre ou de sublimé dans du vinaigre. Ils auraient obtenu de réels succès par ces moyens qui méritent d’être essayés dans les actinomycoses inopérables de l'homme. Un seul fait d’actinomycose humaine a d’ailleurs été jusqu’ici observé en France. Il est intéressant, pour montrer les résultats que peut donner l’union des deux médecines, de rappeler que, dans ce cas, le diagnostic fut fait par un vétérinaire 2, M. Lucet, de Gourtenay.

Le traitement chirurgical des tumeurs chez l’homme est arrivé à un degré de perfection assez grand pour qu’il semble avoir peu à bénéficier d’expériences sur les animaux. Un point encore douteux, la question des greffes opératoires, mériterait cependant d’être vérifié. Il faut dans les ablations de tumeurs des précautions toutes spéciales pour éviter de disséminer sur la plaie fraîche quelques cellules de la tumeur primitive. Cette dissémination est-elle sans inconvénients ou ces cellules sont-elles susceptibles de former greffes et de produire une récidive? Dans le doute, la conduite pratique est évidemment d’opérer de façon à éviter cette dissémination. Mais l’observation des précautions à prendre deviendrait singulièrement plus impérieuse si, dans l’ablation de tumeurs chez les animaux, on avait, par des contacts volontaires de fragments de tumeurs avec la plaie fraîche, prouvé absolument le danger et la possibilité de ces greffes.

Nous voici parvenus à la fin de notre étude. A coté d’hypothèses

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