E.-V. PERRUCHET
Interne provisoire des hôpitaux.
L’histoire des fractures du bassin, qui a été déjà de la part dt l’un de nous l’objet de plusieurs études f, présente encore boij nombre de points obscurs, tant au point de vue de leur mécanisait qu’au point de vue de leurs symptômes et de leurs complications. Urj fait clinique intéressant et assez rare, croyons-nous, nous a mis sui la voie de nouvelles recherches expérimentales.
Obs. — Choc sur la région sacrée nécessitant un repos prolongé j Névralgie persistante de l’obturateur gauche.
M. B., âgé de trente-sept ans, se présente à la consultation de M. Fén le 10 janvier 1888 pour une affection douloureuse de la cuisse gauche. Ij raconte les faits suivants : Le 16 novembre 1888, revenant le soir d’uni partie de chasse, il fut jeté à bas du mail-coach sur lequel il se trouvaitj et tomba à genoux sur le côté de la route; le véhicule versa sur lui, et il ei supporta tout le poids sur la partie postérieure du sacrum. Sa tête étanj arrêtée sur le bord du fossé, il ne changea pas de position et resta sur sej genoux jusqu’à ce qu’on l’eût débarrassé, ce qui fut d’ailleurs vite fait On le releva et il put se tenir debout quelques instants, mais il éprouvai! une grande dpuleur dans la partie postérieure du bassin ; on dut l’emportej sur un brancard. Quand il fut couché, il sentait ses membres inférieurs était capable de les remuer. La vessie et le rectum ont continué leurs font
1. Ch. Féré, Fracture du bassin (Bull. Soc. anal., 1876, p. 123) ; Fractures exp> rimentales du bassin par chute sur le siège (ibid., 1877, p. 430); Etude expérimenta et clinique sur quelques fractures du bassin (Progrès médical , 1880, pp. 363, 38 403, 421).