‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 132 sur 338 · MANIÈRE INÉGALE ET BILATÉRALE · texte numérisé non relu

MANIÈRE INÉGALE ET BILATÉRALE

D. — Tumeurs de la partie moyenne.

A LA PARTIE MOYENNE DU CORPS CALLEUX, les parésies, produites par les néoplasmes, intéressent plutôt les muscles des membres supérieur et inférieur , inégalement , des deux côtés du corps ; mais il survient aussi, assez souvent, de la torpeur intellectuelle.

Zingerle, chez un malade atteint de confusion mentale, de lenteur de la parole, sans aphasie, de faiblesse des jambes, d’apathie progressive, de spasmes des muscles du bras, et de parésies musculaires plus prononcées à droite, trouva, à l’autopsie : un sarcome de 4 centimètres sur 3 centimètres, occupant le milieu du corps calleux, et le septum lucidum , sans empiétement sur la substance blanche des hémisphères; l’auteur fut frappé surtout de la stupeur et de la démence progressive, de l’apathie, symptômes observés communément dans les tumeurs du corps calleux, — et d'un manque de coordination des mouvements communs aux deux côtés du corps, qu’il proposa d’appeler : ataxie calleuse, pour la distinguer de l’ataxie cérébelleuse h

Le malade de Zaleski avait de la roideur de tous les muscles, ne pouvait s’asseoir, et semblait tout d’une pièce; il présentait, en outre, une hémiparésie droite, de la somnolence, de la torpeur. Il avait l’intelligence affaiblie, la perception et l’association des idées difficiles, etc. On trouva : un gliome occupant le tiers du corps calleux, et pénétrant par sa moitié antérieure dans la partie moyenne de l’hémisphère gauche, et, par sa partie postérieure, dans la substance blanche du lobe occipital; compression des veines de Gallien, hydropisie ventriculaire; d’où l’opisthotonos et la raideur des muscles, augmentant chaque jour 1 2.

E. — Tumeur de la partie postérieure.

Scbupfer, pour une tumeur infiltrant le splénium, la lyre, la moitié de la corne d’Arnmon, et une partie du pulvinar à gauche, vit : des secousses cloniques dans les membres supérieur et infé-

1. Zingerle (Znr symptomatik der Geschwalste des Balkens, Jahrb. f. psycti., 1900, p. 366, et Rev.neurol., 1902, p. 302).

2. Zaleski ( Arch . de neurol , 1900, I, p. 523). Comme le malade avait un rétrécissement de l’urètre et des phénomènes rénaux depuis dix ans, on crut d’abord à de l’urémie.

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