PUTAMEN, COUCHE OPTIQUE, CAPSULE INTERNE). — ESSAI DE
DIAGNOSTIC TOPOGRAPHIQUE
Les considérations précédentes nous permettent quelques déductions localisatrices, il est vrai incertaines et de valeur inégale, mais cependant fort utiles pour l’avenir.
«. Les tumeurs du noyau caudé, siège du nodus cursorius de Nothnagel, Fournié, etc., devraient, par excitation, produire une impulsion à courir, et être l’occasion de cet automatisme ambulatoire signalé dans quelques observations.
Cependant, chez l’enfant observé par Edwards, après des crises d’attaques tétaniques, il y avait de l'automatisme ambulatoire ; le tubercule, gros comme une noix, était dans la couche optique gauche.
Dans un cas de Rezek, une femme était soudainement prise d’accès d’impulsion à courir (accès procursifs) : on trouva, à l’autopsie, un sarcome du noyau caudé s’étendant jusqu’à la capsule interne et au pulamen.
Dévie et Courmont, pour une tumeur des deux premières frontales (F 1 F 2), chez une femme, virent plusieurs accès d'automatisme ambulatoire, dont l’un dura pendant trois heures consécutives. Il est possible que ces accès aient été le résultat d’une excitation directe, ou à distance, du noyau caudé1.
Les troubles de la marche sont fréquents dans les néoplasmes du corps opto-strié; mais, rarement, ils sont spéciaux au noyau caudé. On note : la faiblesse des membres inférieurs, l’impossibilité de la station debout, la démarche ataxique, titubante, ébrieuse; il s'agit le plus souvent de tumeurs de la couche optique. (Observations de Westphall, tumeur du thalamus, et d’Edwards, l’enfant ne marche que soutenu et a une démarche ataxique; de Scarpatelti, incertitude de la marche ; de Sépilli et Lui, démarche ébrieuse avec tendance à tomber à droite et en arrière ; de Schüle, démarche légèrement titubante, il y avait en même temps une cavité kystique dans le noyau caudé; de Lenoble et Aubineau,
I. Edwards ( The Lancet, 1895, p. 260, et Rev. neurol., 1895, p. 653). — Rezek (. Jahr . f. Psych., 1897, et Rev. neurol., 1899, p. 136). — Dévie et Courmont
(Rev. de médecine, 1897, p. 269).