DE LA LÉSION
Il nous a semblé que, dans la plupart des cas, il en était ainsi en clinique. — Mais il y a des exceptions.
1. Jatioulay et Descot (fi kir. des centres nerveux, 1902, p. 76).— Durante, in Chipault, C/ur. nerveuse, 1904, III, p. 349, 356 et 391).
TUMEURS DU CERVELET
Le malade d’Auvray, debout, avait des oscillations, toujours dans le même sens, et tombait à gauche ; or, il s’agissait d’une tumeur du verrais, absolument médiane 1 . — Quelquefois, le malade décrit un mouvement de cercle, comme celui de Guldenarm, Hermanidès, et Winkler, qui, dès qu’il marchait, était contraint d’aller à droite, et tournait en manège dans un cercle, dont le centre était à sa droite2. — D’autres fois, c’est un véritable tournoiement, analogue au tournis des moutons (cas de Munn, in Chipault, I, p. 29).
Il n’existe pas, ordinairement, de véritable ataxie dans les mouvements, car le pied n’est pas projeté avec violence, et il n y a pas de talonnement; le signe de Romberg fait défaut, car la fermeture des yeux est sans influence dans la plupart des cas.
On a dit que la titubation était le propre de la lésion du vermis (Nothnagel); quand il s’agit de tumeurs, il n’en est pas ainsi; et les néoplasmes des lobes latéraux, soit par effet direct, soit par compression de voisinage, donnent lieu au même phénomène.
Ajoutons qu’il est un certain nombre de cas où les tumeurs du cervelet ne donnent lieu à aucun trouble de ce genre, dans la station ou la marche3 4 5.
F. — Troubles du tonus ( asthénie , atonie).
Comme dans les résultats obtenus expérimentalement chez l’animal, par Luciani*, on observe, chez l’homme, des troubles marqués du tonus musculaire, de V asthénie et de l’atome*.
Bien qu’il n'y ail pas de paralysie réelle, le malade est incapable de se tenir debout, de marcher, d’exécuter certains mouvements : il g a faiblesse, impotence, flaccidité des muscles.