‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 174 sur 338 · Cyon (Arch. de Phys · texte numérisé non relu

Cyon (Arch. de Phys

D’après les physiologistes Morat et Doyon, les hypophyses joueraient un rôle important, mais inconnu, dans la nutrition du système nerveux

Les expériences de Caselli et autres montrent que les animaux, chez lesquels on extirpe cette glande, tombent souvent dans un état de cachexie mortelle et ont de la glycosurie. Ceux qui survivent présentent un arrêt de développement des os, très marqué.

Mais, en ce qui concerne la cachexie et la glycosurie, il y a lieu de supposer que les lésions des parties voisines, ou l’encéphalite consécutive par infection, jouent un rôle important. — Lannois et P. Roy attribuent la glycosurie à la compression d’un centre glycogène voisin de l’hypophyse, mais c’est là, cependant un phénomène banal dans les lésions des centres nerveux ( Arch . gên. de méd ., 1903, p. 1102).

11 faut en revenir, en définitive, à la théorie de Tamburini, bien exposée par lui aux Congrès de Rome et de Bruxelles : dans l’acromégalie et les autres états pathologiques comparables, la glande pituitaire passe par deux phases ; dans la première, elle est en hyperactivité fonctionnelle et augmente de volume (hypertrophie presque constante); cette hyperfonction détermine dans l’organisme l’accumulation, par métastase, de produits nocifs qui agissent spécialement sur les extrémités osseuses, et en déterminent Y hypertrophie pathologique. Dans une seconde phase, elle subit la dégénérescence kystique ou néoplasique, et la cachexie se manifeste.

Ces constatations des cliniciens, ces dégénérescences consécutives suffisent à justifier l’intervention chirurgicale, d’autant que, dans certains cas, la marche est aiguë , d’une durée de trois ou quatre ans d’après Sternberg1 2; d’autant que les phénomènes mécaniques, produits par la tumeur (compression des nerfs, amaurose, céphalée, troubles psychiques), offrent une suffisante gravité.

B. — Néoplasmes vrais de l'hypophyse.

La parole, dite par Tamburini : « qu’on ne trouve jamais de phénomènes d’acromégalie dans les cas de tumeurs atypiques de l’hypophyse », est exagérée, et comporte de nombreuses exceptions.

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