‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 173 sur 338 · Tamburini ( Congrès de neurologie, Bruxelles · texte numérisé non relu

Tamburini ( Congrès de neurologie, Bruxelles

2. Ponfick, Myxœdème et hypophyse cérébrale ( Zeit . f. klin. Méd., 1899, p. 1, et Rev. neurol., 1900, p. 071). — Vassale ( Rivista di freniatria, 1902, et Rev. neurol., 1903, p. 560).

3. Rob. Gubler (Rev. neurol., 1901, p. S47). — J. Roux, de Saint-Étienne (Rev. neurol., 1902, p. 721). — Lafond, Hypophyse et sclérodermie (Th. Lyon, 1901-1902).

TUMEURS DE L’HYPOPHYSE

on trouva. 58 fois l’hypophyse malade 1 2 ; et ils ajoutent que, poui que les lésions acromégaliques se produisent, il faut que la destruction de l’hypophyse soit complète. Il existe, en effet, quelques cas d’atrophie de l’hypophyse, comme ceux de Bonardi, où il y avait dégénérescence calcaire et atrophie de la pituitaire, et en même temps, tous les symptômes classiques de l’acromégalie, sauf l' hémianopsie ; et, dans celui de Ponfick, on observa surtout des phénomènes myxœdémateux i . On signale aussi des cas d’acromégalie sans lésion de la pituitaire3 4 5 6.

Mais, il faut le reconnaître, dans la grande majorité des cas, c’est une hypertrophie , au moins apparente, de la glande qu’on constate; et plus rarement uneatropbie etunedestruction, comme dans les cas de néoplasmes vrais.

D’après une étude récente de Vassale, l 'acromégalie serait une maladie de la nutrition de cause inconnue, et l’hypertrophie de l’hypophyse serait un phénomène secondaire*. Le trouble de la nutrition donne un surcroît de travail à la glande qui s’hypertrophie, comme elle le fait souvent dans le myxœdème, et où, comme on sait, la glande thyroïde est très atrophiée ou absente.

— Lorsque déjà elle est atrophiée, sclérosée, comme dans le cas de Bonardi, elle ne peut grossir et elle reste petite, malgré l’existence des phénomènes acromégaliques8.

Le point important pour le chirurgien serait de savoir la valeur de la sécrétion interne de l'hypophyse ; et si sa suppression entraîne quelques inconvénients pour V organisme.

Malheureusement, la physiologie et l’expérimentation nous renseignent peu sur le rôle et les fonctions de cette glande.

D’après Gyon, l’hypophyse a une fonction chimique et une fonction mécanique : elle préserve le cerveau des effets de la congestion, à cause de son développement vésiculaire d’aspect caverneux, et elle est l’auxiliaire de la glande thyroïde °.

1. Ch. Burr et D. Reesmann ( Journ . of nerv. and mental desease, 1809, et Arc/i. de neurol., 1900, I, p. 343).

2. Bonardi (Il Morgagni,i8M, et Arch. de neurol ., 1901, p. 395). — Ponfick (toc. cil., Rev. neurol., 1900, p. 611).

3. Filipello (Rev. neurol., 1903, p. 426, et Ann. di freniatna, 1902). — La pituitaire était normale; mais, en revanche, le corps thyroïde otTrait des noyaux d’induration, et le thymus persistait très hypertrophié.

4. Vassale (Rivisla di frenialria, 1902, p. 26-39, et Rev. neurol., 1903, p. 560).

— Dans un cas d’acromégalie au début, on trouva la pituitaire saine et de volume normal.

5. D’après Vassale : - La tumeur de l’hypophyse dans l’acromégalie est tou-

jours et uniquement l’hypertrophie simple, caractérisée par la présence des cellules chromophiles, en abondance : ces cellules sont l’indice d’une grande activité fonctionnelle, puisqu’on ne rencontre qu’elles dans la pituitaire des nouveaux-nés. » .

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