Oppenheim ( Die Geschwidste des Gehirns, p
2. Griffith et T. Steele Scheldon (The journal of mental Science, 1800, et Arcli. de neurol., 1898, II, p. 410).
sines. Il s’agissait là d’un cas de tumeur latente, comme on en observe spécialement chez les déments L
Un autre fait de latence symptomatique est signalé par Luys, qui, chez une femme, trouva une tumeur mollasse, fongoïde, du volume d un œut, à cheval sur les fosses cérébrales antérieure et moyenne gauches; le lobe frontal était tout à fait aplati; depuis quatre ans, elle était paraplégique-, mais elle n’avait eu ni attaque, ni troubles sensoriels, ni céphalalgie, et Y intelligence fut nette jusqu’à la fin 1 2.
Enfin, il ne faut pas oublier que cerlaines tumeurs de l’orbite se prolongent jusque dans la fosse cérébrale antérieure , comme dans un lait de Graefe, qui, chez un enfant de six ans, après énucléation de l’œil et d’une tumeur de l’orbite, trouva un glio-sarcome en arrière de l’apophyse crista-galli, s’étendant jusqu’à la protubérance, et englobant les nerfs optiques et le chiasma 3.
En résumé , on peut dire que les tumeurs de la fosse antérieure se caractérisent :
1° Par de I’anosmie; — 2° par des troubles de la sensibilité dans la zone du nerf de Willis, de la névrite optique précoce des troubles moteurs oculaires;
3° Enfin, s’ajoutent certains troubles psychiques, particuliers aux lobes frontaux, souvent comprimés ou altérés.
Quelques tumeurs restent à peu près latentes, ou déterminent, uniquement, des troubles démentiels.