‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 188 sur 338 · Raymond ( Cliniques , III, 1898 [cas de M.], p · texte numérisé non relu

Raymond ( Cliniques , III, 1898 [cas de M.], p

DURET

Ajoutons, pour terminer, que dans tous ces néoplasmes pédiculo-ponto-bulbaires, on voit souvent apparaître : des vertiges, de la titubation, de la démarche ébrieuse ou spasmodique, par lésion des fibres des pédoncules cérébelleux, des racines intraprotubérantielles du nerf vestibulaire, ou du noyau rouge (Cas de Raymond et Cestan, endothéliome du noyau rouge l).

Les troubles généraux du syndrome des tumeurs cérébrales peuvent rester peu accusés et tardifs; tels la céphalée et

Fig. 199. — Coupe transversale de la protubérance normale, au niveau de la tumeur précédente (Raymond), un peu au-dessus du sillon bulbo-protubérantiel. — Py, faisceaux des fibres pyramidales; — Pc, fascicules des pédoncules cérébelleux moyens; — Lm, ruban de Reil; — VI' et VIIe paires avec leurs, noyaux d’origine et leurs filets émergents; — Ve paire et sa racine descendante; — FL faisceau longitudinal postérieur.

l’oedème pupillaire. La torpeur cérébrale et les troubles intellectuels font défaut longtemps.

B- — Symptômes propres aux tumeurs péri-bulboprotubérantielles, agissant par COMPRESSION.

Ces tumeurs, ainsi que nous l’avons indiqué, intéressent plus spécialement le chirurgien , qui, dans quelques cas, a pu les atteindre.

Elles diffèrent des précédentes en ce qu’elles s’annoncent

1. Raymond et Cestan, Endothéliome du noyau rouge. Syndrome de YVeber, démarche ébrieuse, tremblement intentionnel, bredouillement avec scansion, asynergie de la jambe droite (. Arcli . de neurol., 1902, p. 512).

TUMEURS DE LA FOSSE CÉRÉBRALE POSTÉRIEURE 451

rarement par des hémiplégies alternes , et à peu près jamais pat des hémianesthésies aussi caractérisées; les troubles de la sensibilité sont bornés à la sphère du trijumeau ; jamais il n y a d’atrophies musculaires aussi complètes , dépendant de destructions nucléaires.

Il faut reconnaître, toutefois, qu’un certain nombre de ces néoplasmes peuvent causer des parahjsies alternes du type Weber, par compression du faisceau pyramidal correspondant quand elles sont haut situées, comme dans le cas de Touche — et du type Gubler à la partie moyenne, — ou encore du type Itevilliod- Goukowski 2 (paralysie et atrophie de la langue d’un côté, et paralysie des membres, du côté opposé), — ou enfin de types irréguliers. — Mais, nous le répétons, s’il survient des atrophies musculaires dans les muscles paralysés par destruction des racines , elles sont toujours incomplètes et non accusées, comme dans les paralysies interstitielles et d 'origine nucléaire.

Bruns et Oppenheim indiquent qu’on peut diagnostiquer les tumeurs de la fosse postérieure lorsque, les ayant observées dès le début , on a constaté : que des paralysies unilatérales des nerfs crâniens avaient précédé, de plus ou moins longtemps, les symptômes, qui indiquent la participation du tronc cérébral et du cervelet1 2 3. Ce critérum est exact, mais n’est pas d’une application constan te.

Nous distinguons deux groupes, dans les néoplasmes périphériques pédiculo-ponto-bulbaires : 1° le groupe antéro-latéral ; 2° le groupe postérieur, qui intéresse le IV0 ventricule et les corps restiformes.

1° Compressions antérieures.

%) Un petit nombre de ces tumeurs (fig. 200), s’annoncent par le syndrome de la paralysie bulbaire progressive, de la paralysie labio-glosso-laryngée, ou maladie de Duchenne (de Boulogne) .

Dans le cas de Morelly, un sarcome angiolithique de trois centimètres, comprimant le bulbe et la protubérance, avait occasionné une difficulté des mouvements de la langue et des lèvres, des troubles de la parole, qui était hésitante et confuse, une gêne dans la déglutition; car les aliments refluaient par le nez, et une salive abondante s’écoulait par les commissures buccales; il n'y

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