Sigerson (The Dublin, tned. journ
4. Raymond et Ceslan, Trois observations de paralysies des mouvements associés des globes oculaires (Rev. neurol., 1901, p. 70). — Voir aussi, sur les hémiplégies alternes, Raymond ( Cliniques , III, 1898, p. 141 et 163; id., IV, 1900, p. 63).
tumeurs de la fosse cérérrale POSTÉRIEURE 447
G°Dans les tumeurs, qui occupent le face dorsale ou calotte des pédoncules et de la protubérance, dans celles qui sont profondes ou étendues, outre des paralysies avec atrophie, dues aux lésions des noyaux des nerfs crâniens atteints, et des hémianesthésies croisées ("par lésion des rubans de Reil ou des racines du trijumeau), comme c’est la règle, on observe souvent une complexité dans
Fig. 196. — Gliome de la portion moyenne de la protubérance (Raymond). — Le dessin montre l’augmentation de volume et l'asymétrie de la protubérance, les quelques nodosités situées sur le segment supérieur, l’atropliie en masse des paires crAniennes. qui sortent du sillon bulbo-protubérantiel.
les symptômes, réellement très grande, et qui dépend de l’étendue des parties envahies.
Il en était ainsi dans les cas de Bischoff, de Sabrazèset Cabanes, de Jolly, de Raymond, etc. ’.
Dans le fait relaté par Jolly, un gliome de la portion dorsale de la protubérance et du bulbe avait sa plus grande étendue au niveau du facial gauche et des moteurs oculaires externes; il avait envahi le noyau sensitif du trijumeau, une partie du noyau de l’acousLique, et la plus grande partie du glosso-pharyngien et du
1. BischofT, Deux tumeurs de la protubérance et du bulbe (Jcihr. f. Psych., 1897, p. 137, et/lew. neurol., 1898, p. 678). — Jolly (Arc/i /’. Psycli., 1894, p. 617, et Rev. neurol., 1895, p. 499; et Arch. de neurol., 1896, I, p. 386). — Sabrazès et Cabanes (Arch. d’oplitabnol., 1898).
pneumogastrique. En somme, les Ve, VIe, VIIe, VIIIe, IXe et Xe paires étaient intéressées. On observa de la paralysie faciale gauche, de la paralysie conjuguée de la vision à gauche, une parésie des muscles masticateurs et une anesthésie du trijumeau gauche (côté de la tumeur); à droite : parésie et paresthésies du bras droit, puis de la jambe droite.
Dans un des cas de Raymond, pour un large gliome de la partie
Fig. 197. — Malade de la tumeur précédente. — Paralysie du moteur oculaire externe
gauche (Raymond).
moyenne et dorsale de la protubérance, on observa une paralysie de la VIe et de la VIIe paires à gauche, et une paralysie des membres droits (syndrome de Weber), et plus tard s’ajoutèrent une paralysie de la Ve paire, caractérisée par une hypoesthésie de la voûte palatine et de la roideur des mâchoires, et enfin, une paralysie de la XIIe paire, avec déviation de la langue et embarras de la parole1 (fig. 196-197).
1. Raymond ( Cliniques , III, 1868, p. 142 [obs. de S. W.] et p. 164-166).
TUMEURS DE LA FOSSE CÉRÉBRALE POSTÉRIEURE
Dans un autre fait du même auteur, tuberculome du volume d'une noix dans la portion moyenne et inférieure de la protubérance, région dorsale, il y eut : à droite , paralysie faciale périphérique totale, accompagnée d’une atrophie manifeste des muscles paralysés (VIIe paire); paralysie de la VIe paire avec diplopie homonyme et paralysie des mouvements associés de latéralité des yeux; paralysie et hémiatrophie de la langue (XIIe paire); surdité presque complète (VIIIe paire) et agueusie (IXe paire); à gauche , troubles de la sensibilité subjective dans les membres ( paralysie alterne), un certain degré d’hémiplégie motrice avec de la titu-
Fig. 198. — Tuberculome de la moitié droite de la protubérance(Uaymond). Coupe horizontale au niveau de son plus grand développement. Les masses centrales plus foncées sont caséifiées. Les portions protubérantielles conservées siègent surtout dans la moitié latérale gauche; elles comprennent : la substance réticulaire (Sb) ; la plus grande partie du ruban de Reil (Lm); la racine descendante de la V” paire; le noyau et les Blets émergents de la VIIe; les faisceaux pyramidaux et beaucoup de fibres cérébelleuses moyennes.
bation, et un état vertigineux presque continuel. — Sur les coupes histologiques, on constata que les parties détruites rendaient un compte exact des paralysies nucléaires (avec atrophie) des divers noyaux des nerfs crâniens intéressés, et de l’hémiplégie alterne, avec hémianesthésie (lésion des fibres motrices dans la région protubérantielle et des rubans de Reil). La paralysie de l’auditif, du glosso-pharyngien, de l’hypoglosse, s’expliquait aisément, parce que la tumeur descendait jusqu’au niveau du segment supérieur de l’olive bulbaire. Il y avait superposition adéquate des symptômes et des lésions 1 (fig. 198-199).