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IV. Tumeurs de la fosse cérébrale moyenne

Dans la fossé cérébrale moyenne, il y a lieu de distinguer :

a) Les tumeurs du ganglion de Casser, qui ont pour symptôme principal des névralgies violentes et rebelles de la face, qui apparaissent longtemps à l’avance, et restent plusieurs mois, et même des années, à Y état ‘cTisolemënt; il survient, parfois, des hyperhémies, de Y œdème, des troubles trophiques du visage et des muqueuses ; quelquefois, des paralysies ou des contractures des muscles masticateurs, par altération de la brandie motrice du trijumeau. Quand la masse néoplasique progresse, elle peut oblitérer la trompe d'Eustache, et faire saillie dans le pharynx (fait de Krogius).

b) Les tumeurs, qui agissent par compression sur le nerf optique et les nerfs de la paroi du sinus caverneux (amauroses, ophtalmoplégies, exophtalmie); elles peuvent aussi envahir la selle turcique, la gouttière basilaire, l’orbite, la région ptérygo-maxillaire et le pharynx.

c) Les tumeurs cancéreuses des os, qui atteignent le ganglion de Casser et ses trois branches, la paroi du sinus caverneux, tous les nerfs moteurs et sensitifs de la région, et les nerfs optiques, et quelquefois même la V° et les VIIe et VIIIe paires, qui se rendent à la face postérieure du rocher : il y a des troubles oculaires et de Y amaurose. — Il existe des douleurs névralgiques violentes dans la sphère du trijumeau, et une céphalée , très souvent atroce. Elles évoluent en un ou deux ans. — Elles envahissent les diverses cavités voisines (sinus, cavité-naso-pharyngienne,

CONCLUSIONS

et même région temporale), par destruction du tissu osseux. — Ordinairement, il ny a pas de troubles cérébraux.

d) Certaines tumeurs de la fosse moyenne, cependant, s'accompagnent de troubles cérébraux ; mais le tait est rare (syndrome, aphasie à gauche , attaques apoplectiques répétées); et, dans quelques cas, il y a des symptômes pseudo-bulbaires , par compression des centres corticaux de la région des caps.

V. Les tumeurs de la fosse cérébrale postérieure se classent ainsi :

1° Les tumeurs des nerfs auditifs, qui, rarement, sont des manifestations d’une neuro-fibromatose généralisée, et souvent sont des tumeurs pédiculées , parfaitement ènucléables.

Les unes sont implantées sur le rocher, près du conduit auditif interne, où elles atteignent surtout le nerf acoustique, et son satellite, le facial : elles produisent des dysacousies, des surdités précoces, accompagnées de paralysies faciales.

Les autres sont plus en 'dedans, près de Y origine du nerf acoustique, et leur symptomatologie se rapproche de celle des tumeurs péri- bulbaires, que nous allons signaler : mais toujours, les troubles auditifs prédominent, sont les premiers en date (surdité précoce), et parfois même sont d’ apparition ancienne, ce qui permet souvent de les diagnostiquer.

Elles s’accompagnent ordinairement de paralysie faciale, de titubation cérébelleuse , avant l’apparition des manifestations liées à la compression bulbo-prolubérantielle.

Leur diagnostic précoce comporte un intérêt pratique, car elles sont ordinairement d’une faible malignité, et justiciables de la chirurgie.

2° Les tumeurs péri-bulbo-protubérantielles, qui agissent par compression de voisinage.

Il faut d’abord les distinguer des néoplasmes interstitiels du pédoncule, de la protubérance, et du bulbe.

La plupart de ces derniers se manifestent par des paralysies alternes (syndromes de Weber, de Benedickt, de Millard-Gubler, de Foville, de Revilliod-Gouskowsky), — quelquefois par des paralysies croisées, et surtout par des paralysies nucléaires, avec atrophie et dégénérescence musculaire, qui varient selon le siège du néoplasme, dans le pédoncule, dans les parties supérieure, moyenne, ou inférieure de la protubérance, ou même dans le bulbe.

Il y a aussi, fréquemment, des hémiplégies alternes sensitives, dont les variétés sont fort nombreuses.

Les tumeurs péri bulbo-protubérantielles diffèrent des tumeurs interstitielles , parce qu’elles s’annoncent rarement, au moins au début, par des hémiplégies alternes, et moins encore par des hémianesthésies (sauf celles qui sont postérieures et dont nous parlerons ensuite).

a) Un petit nombre de ces tumeurs se révèlent par de la paralysie bulbaire progressive (maladie de Duchenne) ; mais, en général, celle-ci m’est pas nette, et trahit son origine par des troubles sensitifs dans le domaine du trijumeau et du nerf acoustique.

D’autres s’accusent :

b) Par des phénomènes cérébelleux accentués (vertiges, titubation, asynergie, etc.) qui tiennent à la compression du pédoncule cérébelleux ou à Y engagement des amygdales cérébelleuses dans le trou occipital.

c) Par des paralysies motrices et sensitives des diverses paires nerveuses ponto-bulbaires, de la IIIe à* la XIIe, qui tantôt sont atteintes dans leur presque totalité , tantôt en divers groupements distincts.

cl) Par des hémiparésies, tenant à la compression d’un des côtés de la protubérance et du bulbe, et à l’altération des faisceaux pyramidaux. — Selon le siège des néoplasmes (au-dessus ou en-dessous de l’entre-croisement pyramidal), ces troubles paralytiques du tronc et des membres sont directs ou croisés : mais, presque toujours, les paires crâniennes sont atteintes du

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