C. — Kystes simples. — Kystes hydatiques
Les kystes simples sont ordinairement d’origine traumatique et constitués par un ancien foyer hémorragique transformé; ils sont parfois accompagnés de fracture ou de fissure du crâne : il s'agit, à proprement parler, d’une porencéphalie traumatique 2.
La connaissance d’un traumatisme violent antérieur, suivi de perte de connaissance, la recherche et la constatation d’une lésion au crâne (dépression, adhérence, perte de substance, fente ou fissure), mettent sur la voie du diagnostic. Leur évolution est lentement, et parfois irrégulièrement progressive : de la céphalée, des attaques convulsives ont persisté après le traumatisme, et parfois une impuissance relative et un état d’incapacité de travail. Enfin, après plusieurs mois ou des années, apparaissent les symptômes, d’abord vagues et diffus, de l'hypertension cérébrale : céphalée, vomissements, troubles de la vue, et attaques convulsives répétées.
Chez un enfant, opéré par Kocher, il y eut, deux ou trois ans après un traumatisme, des pertes subites de connaissance, puis des crises convulsives; la marche devint ditlicile. L enfant
1. Marchand ( Jouvn . de neurol., 1902, n° 21, el Arch. de neurol., 1903, II
2. Landouzy et Lebled ont fait une élude palhogénique intéressante de ces porencép halies traumatiques ( Presse médicale, 19 août 1899).
n’avait pas de force. Elle avait à peu près appris à lire, mais était incapable d’écrire. Dépression traumatique sur la région occipitale, et fissure crânienne. On découvrit, sous la dure-mère correspondante à la région motrice, un kyste, contenant un liquide séreux hématique; et à l’extrémité antérieure de la surface cérébrale, on vit une fissure, qui laissait passer une partie du plexus choroïde. Il y avait eu rupture traumatique du ventricule gauche très dilaté. La guérison se fit bien; mais il y eut, pendant un temps assez long, écoulement de liquide céphalo-rachidien par la plaie.
Dans un autre cas, assez semblable, le même chirurgien trouva une cavité du volume du poing, d’une contenance de 200 grammes de liquide, communiquant également avec le ventricule latéral. La malade, âgée de dix-sept ans, avait de la faiblesse du bras et de la jambe gauches, et le bras était un peu atrophié. Elle avait des crises convulsives, qui se reproduisaient toutes les semaines, puis plusieurs fois par jour : ce fut encore un succès complet.
^ Chez une enfant de six ans, qui, après une chute, était restée sans connaissance, et eut des crises convulsives, une parésie de la jambe et de l'affaiblissement intellectuel, quelques mois après, il trépana. Il y avait une cavité du volume d’un œuf de poule,
d’où il s’écoulait un liquide jaunâtre, abondant; mais la mort survint1.
Dans un cas très remarquable, chez une fillette de deux ans, arrivée à la période ultime d’un traumatisme crânien, c’est-à-dire a 1 hémiplégie spasmodique avec état d'idiotie et arrêt de déveoppement encéphalique, Chipault, après craniectomie, tomba sur un feutrage cicatriciel très dense, imprégné de liquide rachidien, qui s’étendait jusqu’aux ventricules latéraux. Il en pratiqua soigneusement la résection, de tous côtés, de manière à libérer 1 hémisphère de ses adhérences. Deux ans après l’opération .présentait l’enfant à l’Académie. « Elle s’était parfaitement développée, pouvait marcher, courir, parler; et elle avait 1 intelligence des enfants de son âge. Les crises épileptiques, jadis au nombre de 2 ou 3 par jour, ne s’étaient pas reproduites! On ne se serait guère douté, en l’examinant, qu’il lui manquait une bonne partie de son hémisphère gauche. »
Combes, dans sa Ihèse, a aussi rapporté plusieurs cas de lu/sles Iraumalu/ue, cérébraux, sans fractures : l’un sous W; un aulre
ctot Hcc ’o ’ ° • r-"* aU‘reS’ ,m"UpleS’ dans le «•*» cicatrice, ou mtra-cérebrau*. Landousy et Labbc ont insisté