SV PHI LÛMES
D’autre part, ne l’oublions pas, les crises convulsives répétées, conduisent parfois à l’état de mal comitial et à la mort.
Friedlænder et Schlesinger ont formulé ainsi les indications de l’intervention chirurgicale dans la syphilis cérébrale.
« On doit intervenir :
1° Dans les cas d’état stationnaire des symptômes dê tumeur, malgré le traitement spécifique.
2° Lorsqu’il y a progression prononcée de ces symptômes, malgré un traitement spécifique énergique.
3° En présence d’épilepsie jacksonnienne , même après une certaine régression des symptômes de tumeur.
Comme contre-indications, même dans les conditions précitées, ils admettent :
a) Les symptômes d’une syphilis basilaire ou d’une syphilis spinale étendue.
b) La dépression considérable des forces; la dégénération amyboïde, ou d’autres complications graves du côté des viscères1. »
La réelle solution appartient aux faits. Quoique peu nombreux, ils suffisent à fournir quelques indications. Ils répondent, en tout cas, à cette objection spécieuse de Bergmann, « qu’on peut enlever la gomme, mais qu’il restera une cicatrice après l’opération, et qu’on ne peut répondre si le malade aura gagné au change2 ».
Dans les 28 faits que nous avons réunis, on compte 23 cas de guérison opératoire persistante, avec disparition des troubles généraux, et amélioration des symptômes locaux; 3 cas de mort du choc, 2 cas de mort de dix-neuf à vingt-cinq jours après l’opération ; il s’agissait de foyers suppurés avant l’opération (nécroses, abcès). Quatre fois, les paralysies des membres (3 i n f . , 1 sup.) ont été améliorées, de telle sorte que les malades ont pu marcher , et faire de longues courses; trois fois, les attaques épileptiques ont cessé; deux fois, l’aphasie motrice disparait; une fois, l’aphasie sensorielle ne s’est pas modifiée; une fois (cas d’Horsley), il y eut récidive et retour de certains accidents, après deux ans, sans doute parce qu’après l’opération, on avait cessé tout traitement.
1. Friedlænder et Sclilesinger (Gesellschaft der Ærtze, 21, I, 1898; Wien khn. Wocti., 1898, et Chipaull, Chic, nerv., 1903, 11, p. 334).
2. D après M. l'ournier, les gommes cérébrales périphérk|ues seraient trois rois plus fréquentes que les gommes centrales. Ilerber arrive à un résultat un peu différent. Il trouve : gommes corticales 1S, gommes du centre ovale S, gomme des ganglions centraux et de la capsule interne 9. Sur 22 cas, 10 fois les gommes siégeaient dans la réi/ion pré/'rontale. En résumé, la statistique montre la fréquence des gommes dans la région frontale et dans le noyau stuc, leur rareté dans la région rolandiquo et la capsule interne.
DUR ET
Syphilomes opérés.
INDICATIONS
SYPHILOMES OPÉRÉS
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