Martin (The Lancet
quence est très grande : elle a été trouvée 104 l'ois sur 140 cas de tumeurs cérébrales, soit dans environ 75 p. 100 des cas *.
h) Caractères distinctifs.
Les caractères distinctifs du syndrome des néoplasies cérébrales sont spéciaux-, et, lorsqu’il est accusé, les maladies du cerveau, avec lesquelles on peut craindre la confusion, sont peu nombreuses.
La céphalée aiguë des urémiques , Y encéphalopathie saturnine, peuvent aussi s’acompagner de vomissements, d’un certain degré de torpeur cérébrale, et de névrite optique : mais, dans ces circonstances, l’examen méthodique des urines (albumine, cylindres urinaires), et les antécédents, éclairenL le diagnostic. Nous avons d’ailleurs indiqué que la n euro-ré tini Le des albuminuriques diffère par ses taches rétiniennes blanches, nettement limitées, de la névrite œdémateuse des tumeurs. C’est dans ces circonstances que la collaboration du médecin et du chirurgien est précieuse.
Les abcès du cerceau, s’ils sont aigus, s'accompagnent d’élévation de température-, et, s’ils sont chroniques, auront eu comme point de départ une pyohémie, une suppuration du poumon ou d’autres organes, une lésion suppurative de l’oreille moyenne ou des cavités des sinus, ou, enfin, une ostéite suppurée de la base du crâne. Toutes ces lésions ont leurs caractères propres, et ne peuvent embarrasser le diagnostic du syndrome que dans certaines circonstances rares.
Les méningites aiguës se distinguent par l’élévation de température, le délire, et l’évolution rapide. La raie méningitique, le signe de Kernig, sont des éléments de diagnostic d’une valeur non négligeable.
Les méningites chroniques, circonscrites ou en plaques, peuvent simuler une tumeur; car on rencontre, dans les deux cas, la céphalalgie, la névrite optique double, les convulsions locales ou généralisées, et parfois des paralysies partielles. Mais la marche générale de l’affection, le pouls fréquent, puis lent, irrégulier, la céphalalgie moins limitée et moins intense, les hyperesthésies sensitives ou sensorielles, la photophobie, la constipation, la névrite optique moins accusée, la constatation de tubercules de la choroïde, de lésions tuberculeuses dans d’autres organes, les stigmates et les antécédents, aideront à reconnaître, qu’il ne s’agit pas d’une néoplasie cérébrale.
1. W. II. Wilder ( Journ . of nerv. and mental diseuse, août 1900, et Àrch. de neurot., 1901, p. 302, I.
PATHOGÉNIE DU SYNDROME
Nous n’insisterons pas sur ces affections, où le syndrome est plus ou moins simulé, car elles sont du domaine de la médecine; et, d’ailleurs, elles atteignent rarement le degré de figuration suffisant des éléments du syndrome pour conduire à une erreur d’interprétation définitive un esprit prévenu. C’est ainsi que Krauss affirme avoir fait le diagnostic de tumeur cérébrale dans 12 cas sur 13, en ce qui concerne le cerveau; et, dans tous les cas cérébelleux, il a été fait et confirmé *.
On peut donc dire avec vérité : que la valeur séméiologique du syndrome des tumeurs cérébrales est très grande, et se trouve confirmée par sa grande fréquence et par la valeur réelle de ses caractères distinctifs.