Krauss (The New- York med. Journ
2. H. Durct, Etudes expérimentâtes et cliniques sur les Traum. cérébraux (Thèse, Paris, 1878).
lions d’eau, d’huile, de cire, les effets physiologiques de la compression intracrânienne.
Nous avons vu qu’elle produisait I’anémie des centres nerveux, que celle-ci s'accentuait de plus en plus avec l’excès de pression, jusqu’à la mort, survenant ordinairement, dès qu’elle dépassait la tension artérielle.
Chez un cheval, soumis à une pression cérébrale, le sang de la veine jugulaire revenait moins abondant; et, à i’hémodynamomètre, on observait une chute de la tension, descendant de 15 centimètres Hgà 4 ou 5 centimètres; cette faible Lension représentait à peine le sang veineux, qui s’écoulait de la face.
Ces effets, d'sions nous, étaient tout à fait comparables à ceux obtenus par Couty, lorsqu’il suspendait le cours du sang dans l’encéphale, par des injections oblitérantes.
Il résultait encore, de nos nombreuses expériences, que les troubles produits dans les fonctions cérébro-bulbaires, par une pression graduellement exercée à la surface des hémisphères cérébraux, consistaient :
1° en un ralentissement progressif du pouls, qui de 1U0 tombait à 40 ou 50 pulsations; et de la respiration, dont les mouvements étaient réduits de 16 à 10 par minute; en un abaissement de la température ( phénomènes bulbaires)-,
2° en une dépression des facultés psychiques, l’animal tombant progressivement dans l’inconscience, l’apathie, la somnolence, et finalement dans le coma;
3° en l’engourdissement, la fatigue et la parésie musculaire, et enfin, dans la lenteur et, bientôt, l’extinction des impressions sensorielles et sensibles ( phénomènes cérébraux )..
On voyait aussi survenir l’abolition du réflexe cornéen, la dilatation de la pupille; dans quelques cas, les globes oculaires devenaient plus saillants, et étaient le siège d’une hypertension.
Or, cet affaiblissement graduel des fonctions cérébrales, nous le voyons survenir dans les tumeurs encéphaliques, où il prend le nom de torpeur cérébrale, d’étal somnolent, d’ obnubilation psychique ; et il s’accompagne de faiblesse musculaire , de parésie, d’hypoesthésie, etc. Parfois, il y a aussi lenteur du pouls, gène de la respiration, surtout au moment des paroxysmes ou crises du syndrome. On peut observer des troubles pupillaires (mydriase ou myosis). Enfin, il n’est pas jusqu’au nystagmus, si ordinaire dans les tumeurs de la base et du cervelet, qui, ainsi que les phénomènes pupillaires, ne trouve son explication dans nos expériences : dans l’une d’elles, nous indiquions comme
PATHOGÉNIE DU SYNDROME
l’ayant produit, la distension de l’aqueduc de Sylvius, et les hémorragies miliaires qui s’y étaient associées et occupaient la région des nombreux noyaux de la troisième paire, situés, comme on le sait, près des parois de ce conduit La saillie des globes oculaires, leur hypertension sont sous l’influence de Y hypertension intracrânienne , qui, ainsi que l’a indiqué Leyden, et que l’ont constaté, avec l’ophtalmomètre, Hippel, Grunhagen, est en corrélation directe avec la tension oculaire.
Celles de nos expériences qui réalisent le mieux les conditions pathologiques, dans lesquelles se trouve le cerveau comprimé par une tumeur, sont celles que nous avons laites avec des substances coagulables (cire, paraffine, à la surface des hémisphères, entre la duremère et l’os, ou dans l’arachnoïde). On y voit, dans une figure empruntée à I’agenstecher, comment un caillot de cire (ou une tumeur) comprime l’encéphale, aplatit les circonvolutions , déprime les ventricules, et même, s'il est volumineux, comprime et déforme la protubérance et le bulbe (fig. (1). On s’explique ainsi comment un néoplasme, s’il est étendu, peut avoir une action à distance sur les nerfs, les vaisseaux, et les organes de la base, jusqu’à gêner leurs fonctions, et faire refluer le liquide céphalo-rachidien vers les lacs arachnoïdiens de la base et les gaines optiques1 2.
Quant aux troubles observés, ils varient selon le volume de la cire injectée. Si le caillot artificiel est volumineux, l’animal tombe dans le coma, et meurt rapidement. — S’il est de moyen volume (4 cent, cubes environ chez un chien de moyenne taille), on observe un état soporeux, un affaiblissement musculaire progressif, un engourdissement de la sensibilité : l’animal succombe,