‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 311 sur 338 · TOTAUX · texte numérisé non relu

TOTAUX

On peut donc dire, avec certitude, qu’il y a guérison ou amélioration notable, dans plus de la moitié des cas.

Il ne s'agit pas, il est vrai, de guérisons radicales, définitives (sauf quelques exceptions); mais qui pourrait affirmer que nous obtenons mieux dans les extirpations de sarcomes et d’épithéliomes des membres?

Il faut aussi ajouter que, dans la plupart des cas de tumeurs encéphaliques, les malades ne sont pas suivis un temps suffisant, quelquefois pas du tout.

D’autre part, en général, les observations sont incomplètes, se limitent à des renseignements sommaires, et sont publiées par morceaux : c’est là un grand embarras pour les recherches, et pour apprécier les résultats.

Le tableau indiquant la durée des guérisons (dans ces cas, il s'agi L de malades suivis) est très encourageant, puisque nous constatons que : dans 44 cas la guérison persiste de trois mois à un an; dans 21 cas, de un an à deux ans; dans 22 cas, de deux ans à trois ans; et, dans 14 cas, plus de trois ans.

Exemples 1 :

Région rolandique : Keen (n° 41); tumeur de la dure-mère, le malade est dans de bonnes conditions huit ans après-, — Parker (n° 94); gomme, guérison persistant quatre ans après-, — Poirier (n° 104); angiome de la région motrice, le malade' exerce facfiement son métier de concierge, quatre ans après-, — Syme (n° 115) , sarcome de la dure-mère, guérison persistant cinq ans après-, —

1. Tirés de nos tableaux statistiques avec renvoi aux numéros d’ordre.

RÉSULTATS DES OPÉRATIONS

Guldenarm (n° 137); tumeur veineuse du volume d’une noix, neuf ans de survie constatés et peut-être plus; Kronlein (n 16t), tuberculome volumineux, vit encore cinq ans après ; — Broca (n° 137) (neurogliome), malade existant encore après quatre ans.

Lobe frontal : Durante (n° 149); sarcome réopéré à dix ans de distance, la malade vit encore douze ans après la première opération ; AVayenburg (n° 16), survie de quatre ans.

Survie de plus de trois ans : 14 cas.

Ajoutons que, dans la catégorie de deux à trois ans, il en est encore 6 à 8, qui atteignent trois ans.

En tout ; vingt à trois ans, et au delà.

En résumé, si sur les 400 cas recueillis par nous, aux 258 cas de guérisons ou d’améliorations notables et durables, on joint les 35 cas, où il y eut une amélioration passagère, on voit que 73,25 p. 100 OBTIENNENT QUELQUE BÉNÉFICE DE L’INTERVENTION L

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