‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 35 sur 338 · Nelson Teeter (Rev. Neurol., 1896, p · texte numérisé non relu

Nelson Teeter (Rev. Neurol., 1896, p

3. Raymond (Soc.méd. desHôp., Paris, 1892, et Clinique, III. Grandguiliot ( Uemence dans les tumeurs encéphaliques , Thèse, Paris 1895).

4. Kaplan Sur les troubles psychiques, dans’ un cas de tumeur du lobe

temporal (Alt. Zeit. fur Psych., 189S, p. 957, et lieu. Neurol, 1S98 p 406) — Femme ayant présenté depuis 4 ans un changement de caractère, emportée, oublieuse, attaques épileptoïdes avec auras auditives; puis accès psychiques’ avec hallucinations de Fouie; parésie faciale, étranglement papillaire- hémianopsie; contractures de la jambe droite et tremblement épileptoïde etc Glio-sarcome des circonvolutions unciforme, fusiforme, et temporales- mort’ après 6 ans. ’ ’

5. Gianelli, Les effets directs et indirects des néoplasmes encéphaliques,

DU R ET

SÉMÉIOLOGIE GÉNÉRALE

Dans ces circonstances, deux facteurs pathogéniques interviennent souvent : Y hérédité et la loxi-infeclion.

Les faits recueillis par Maurice Faure, et les lésions cellulaires, qu’il a constatées dans l’écorce, sont en faveur de cette dernière hypothèse *.

b) Brault et Loeper, bientôt suivis par Dévie et Gauthier, ont essayé de distinguer une forme particulière de psychose, la psychose paralytique, qui, associée à certaines autres manifestations du syndrome, révélerait la présence de tumeurs cérébrales.

Ces troubles psychiques, peu différents de ceux de beaucoup d’autres lésions du cerveau, consisteraient en phénomènes de dépression intellectuelle, affaiblissement de la mémoire et, parfois, troubles de la volonté et de l’émotivité, avec une marche plus ou moins rapide vers l’état démentiel; ils s’accompagneraient constamment de paralysies , de parésie s d’un membre ou d’un côté du corps, ou d 'aphasies.

D’après la lecture des observations de ces auteurs, il nous semble qu’il s’agirait plutôt d’un syndrome propre à certaines tumeurs du lobe frontal ou du lobe temporal, voisines de la région rolandique, qui, le plus ordinairement, empiètent profondément sur l’un ou l’autre de ces deux territoires2.

c) Certaines tumeurs se présentent avec le tableau clinique de la paralysie générale , et, d’après Gianelli, ce fait indique que la néoplasie réside, très probablement, dans le lobe frontal3. Inversement, il arrive quelquefois que certaines paralysies générales s’accompagnent de lésions des papilles, de surdité, de vomissements, de troubles visuels, et font croire à 1 existence d’une tumeur (cas de Savage) 4.

d) D’autres néoplasmes, souvent à la période de début, ou plus tard, s’accompagnent de troubles neurasthéniques ou hystériques , comme dans les cas connus de Schœntal, d’Auvray, de Taylor, de Marchand et Leuridan6 (fig. 103). Dans plusieurs de ces faits,

sur les fonctions cérébrales ( Polyclinico , 15 juillet 1897, et lier. Neurol., 1898,

P l! Maurice Faure, Lésions cellulaires corticales, observées dans les cas de troubles mentaux toxi-infectieux {Rev. Neurol., 1899, p. 932).

2. Brault et Lœper, Trois cas de tumeurs cérébrales a forme psycho-paralytique ( Arch . de médecine, 1900, p. 145).

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