‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 51 sur 338 · Déjerine, in Traité de Bouchard, t. V, p · texte numérisé non relu

Déjerine, in Traité de Bouchard, t. V, p

2. Souques, Agraphie sensorielle ( liev . Neurol., 1894, p. 05). La destruction du pli courbe et des radiations optiques rendait compte de la cécité verbale et de l’ hémianopsie concomitantes.

SÉMÉIOLOGIE GÉNÉRALE

lèvres, voile du palais, etc.), paralysie qui fait défaut chez les aphasiques moteurs corticaux ou sous-corticaux. Dans ces cas, la parole est lente, embarrassée , pénible, bredouillante, ou présente un caractère scandé, explosif.

Les lésions qui déterminent ces dysarthries occupent : 1° les opercules rolandique ou frontal (où sont les centres psychomoteurs de la langue, des lèvres, du larynx, etc. (flg. 31), et dont l’altération donne lieu très fréquemment à la paralysie pseudobulbaire cérébrale de Lépine; 2U les fibres blanches sous-jacentes du centre ovale; 3° le genou de la capsule interne, le faisceau interne du pédoncule cérébral, la protubérance, faits sur lesquels, dès 1884, Raymond et Artaud avaient appelé l’attention 1 ; 4° les noyaux bulbaires. — La représentation corticale des mouvements de la phonation étant bilatérale, c’est surtout dans ies lésions doubles que les dysarthries sont accentuées. Les exemples de tumeurs, occupant les régions sus-indiquées, ne sont pas rares (voir Raymond, Cliniques, passim ).

VIL — Troubles sensitifs.

Les notions nouvellement acquises sur les centres cérébraux de la sensibilité, et sur leurs voies efférentes, nous imposent quelques considérations sur les troubles sensitits, engendrés par les néoplasmes.

Les anesthésies, dysesthésies, paresthésies et bypéresthésies d’une part; et, d’autre part, l’étude des altérations des divers modes de la sensibilité (impressions tactiles, thermiques, douloureuses), des phénomènes kinesthésiques, et de la stéréognosie, fournissent des indications qui ne manquent ni d utilité, ni de précision, pour le diagnostic du siège et de la nature des lésions (localisations pathologiques).

A. — Anesthésies.

Les tumeurs du bulbe , de la protubérance et des pédoncules donnent lieu à des hémianesthésies croisées, lorsque les faisceaux sensitifs (rubans de Reil, faisceaux sensitifs de la partie interne du pédoncule) sont lésés. — Ces hémianesthésies sont alternes (anesthésie de la face d’un côté, et des membres de 1 autre) loi sque

I. Les dysarthries s’observent dans un grand nombre d’affections cérébrobulbaires : hémorragies, ramollissements, paralysie labio-glosso-laryngee de Duchenne, paralysie bulbaire asthénique d’Erb, etc., mais alors les phénomènes du syndrome des néoplasies cérébrales font défaut.

— Ruban de Te U-

les lésions intéressent à la fois le faisceau sensitif et la racine du trijumeau (Ve paire). Raymond a consacré deux intéressantes leçons cliniques à l’étude des hémianesthésies alternes protubérantielles : il cite les cas de Nieden, de Bristowe, de Jolly, etc., où la lésion initiale était une tumeur (tubercule, glio-sarcome, etc.) *.

Les hémianesthésies

CENTRALES OU CAPSULAI- RES revêtent une physionomie particulière qui suffit à les distinguer, et qui a été bien mise en lumière par Monakow, Déjerine, Long et plusieurs autres neurologistes. Il faut aujourd'hui abandonner l’idée de Charcot, trop absolue en ce qui concerne l’existence d’un carrefour sensitif , dans la partie la plus reculée du bras postérieur de la capsule interne. Il est exact que, là, se trouvent ramassées, en un faisceau unique, les fibres sensitives centripètes, qui vonL à l’hémisphère, mais non les fibres sensorielles. En ce point, le trajet directdes fibres sensitives est intet lompu, et la plupart pénètrentdans le noyau externe et inférieur de la couche optique, qui est, pour elles, un neurone de

îelai. D autres fibres, se mélangeant aux fibres descendantes pyramidales, unissent ce noyau gris à l'écorce (fibres thalamo-cordcalesj. Une tumeur de la région pourra produire de l’hémianesthésie par lésion de ces divers faisceaux sensitifs, soit au niveau, soit au-dessus de la couche optique; et, celle-ci sera accusée et persistante si le thalamus est atteint (Déjerine). Le cas de

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Fig. 45. — Champ sensilif avec ses deux ordres do fibres principales (Moral et Doyon).

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