Appert et Gaudy (Arcli. de méd., mai 1900, p
o. Monod, Cottet et Morelly (Soc. anal., 1897, p. 901).
Weill virent, comme seuls symptômes, chez leur malade, des attaques de vertige épileptique, des absences, avec des crises de céphalée violente, siégeant au vertex surtout, avec exacerbations douloureuses; il y avait une paralysie de la IIIe paire (tumeur de 0,05 cent, sur 0,04 cent., occupant la partie antérieure du lobe temporal) *. — Une autre maladê de vingt ans, observée par Marchand et Leuridan, avait des crises épileptiques, depuis lage de quatorze ans; elles revêtaient trois aspects : tantôt c’étaient des attaques de vertige épileptique, tantôt des accès de grand mal complets; tantôt, des crises d’hystérie : il y eut des accès de céphalée, mais pas d’autres troubles, jusqu’à ce qu’elle mourût dans le coma (kyste de la face interne de F1 et du lobule para-central) s.
La conclusion ferme , que nous voulons tirer de ces faits, que nous interpréterons plus tard, c’est que les convulsions observées dans les tumeurs encéphaliques sont assez indépendantes des autres manifestations du grand syndrome clinique, quoique fréquemment associées avec elles. Nous verrons, à propos de sa pathogénie, quelles déductions il convient d’émettre, à la suite de cette constatation importante.
5. Torpeur cérébrale. — Les neuropathologistes envisagent les troubles intellectuels, produits par les tumeurs de l’encéphale, d’une manière différente. Les uns, comme Peitavy, Grasset, exposent, en bloc, les effets des néoplasies sur l’état intellectuel.
D’après le premier de ces auteurs, ils consistent en troubles de l’intelligence, de la mémoire, de la personnalité. D’après le second, les troubles intellectuels peuvent manquer : on observe communément un affaiblissement progressif des facultés (lenteur des conceptions, diminution de la mémoire, faciès endormi et stupéfié), allant même jusqu’à la démence : d’autres fois, ce n’est qu’un simple changement de caractère et des habitudes.
Brissaud dit que l’affaiblissement intellectuel est lui-même consécutif à la céphalée : il semble en être la conséquence. Il décrit ainsi l’état du patient : « le malade se tenant la tête dans les mains, immobile, indifférent à tout, absorbé dans la douleur profonde qu’il endure, ne parle plus, ne répond plus, ne quitte plus son lit ou son fauteuil, ne pense plus à se nourrir, et se laisse aller sous lui. En l’interpellant violemment par son nom, on le tire de son hébétude, mais il y revient aussitôt. »
Raymond parle d’abrutissement et de torpeur infellectuelles : «Au début, quand la scène pathologique est dominée par la