‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 66 sur 338 · TUMEURS AVEC TROUBLES MOTEURS DE VOISINAGE · texte numérisé non relu

TUMEURS AVEC TROUBLES MOTEURS DE VOISINAGE

laire de la substance blanche, crises hystériformes améliorées par l’hydrothérapie); deBrissaud et Massary (sarcome globocellulaire de F', face externe et interne; uniquement pendant sept mois : céphalées et crises d’épilepsie généralisées (voir fig. 61 et 62); de Danillo (gomme ayant détruit totalement F1 et F2, pas d’abaissement des facultés mentales, uniquement crises d’épilepsie); d’Hitzig (qui trépane sur la région motrice, pour une tumeur du lobe frontal ayant causé des attaques d’épilepsie jacksonnienne); de Lannelongue et Gassaet; de Lucas-Champion nière; de Lépine et de Dieulafoy (gomme du volume d’un petit œuf, à l’extrémité antérieure du lobe frontal (voir fig. 17 et 18)

b) Tumeurs avec troubles moteurs de voisinage.

Tumeurs frontières.

Un autre groupe est constitué par des tumeurs qui exercent une action de voisinage sur la zone motrice, ou même qui empiètent sur elle: les crises d’épilepsie partielle et les paralysies motrices dominent la symptomatologie. — Ce sont des tumeursfrontières.

Aldhibert, par une large trépanation sur la région motrice, recherche une tumeur qui donne lieu à des crises convulsives, sans perte de connaissance, dans le membre supérieur droit; l'intelligence est conservée, la vue nette; il ne trouve pas la tumeur; et l’autopsie montre qu’il s’agissait d’un sarcome du volume d’une grosse noix, dans le pied des deux premières frontales.

Chipault ne trouve pas davantage un gliome du volume d’une cerise, situé à un demi-centimètre de profondeur, dans la substance blanche de F-, La tumeur avait agi périphériquement, sur tous les centres du voisinage, en haut sur le centre de rotation de la tète et du tronc, en arrière sur ceux du bras (convulsions, paralysies et contractures), et, en bas, sur ceux de la face (tiraillement des commissures, etc.).

Lucas - Championnière , plus heureux , enleva une tumeur de F1, F2 (partie antérieure); du volume d’une mandarine, qui avait donné lieu à des crises localisées dans le membre supérieur. (Soc. de chir.p 1903, p. 384.)

1. Vidal {Congrès de chir., 1902, p. 348); Scliœntal {Arch. de neural., 1891, p. 142); Brissaud et Massary {Iconogr. de lu Satp., 1897, p. 73); Danillo (lier, de neurol, 1893, p. 399); Ilitzig (Rev. de neural , 1890, p. 321); Lépine (Rev. deméd., Is90); Lucas-Championnière (Acad, deméd. etRev. dec/tir.); Dieulafoy (Acad, de mdd., ocl. 1901).

nURKT.

TUMEURS DES LOBES FRONTAUX

Dans certains cas, les crises convulsives font défaut, ou sont rares (surtout si le néoplasme occupe la substance blanche); et on constate seulement, par action de voisinage, des paralysies (ptosis, paralysies de la face, du bras, plus rarement de la jambe).

Dans les tumeurs des lobes frontaux qui ne se manifestent que par de la céphalée et des crises d’épilepsie, comme s’il s’agissait de tumeurs de la région motrice, le chirurgien n’a d’autres ressources, comme signes de localisation, que la céphalée et la douleur à la percussion, si elles sont localisées; mais souvent il lui faudra faire une large craniectomie, qui découvre , à la fois , la région rolandique et les circonvolutions antérieures

c) Tumeurs de F1 et F2.

Les convulsions, paralysies, ou contractures, qui intéressent les muscles du tronc, les muscles rotateurs de la tête et du cou, les muscles de certains mouvements associés des yeux, de l’orbiculaireet du releveur, doivent incliner le diagnostic vers le siège d'un néoplasme dans la région frontale.

C’est ainsi que Knecht, pour un gliome du volume d’un œuf de pigeon dans F' et F2, à gauche, observa un emprosthotonos (convulsions), puis une paralysie (par compression directe des nerfs de la base) de l’oculomoteur externe gauche, de la moitié droite de la langue, et du voile du palais 2.

Or, c’est précisément sur F1, circonvolution marginale, qu’Horsley et Schôffer placent le centre des mouvements du tronc.

De même Guldenarm, pour un gliome de F1 et F2, dit : « que, quand son malade était debout, le tronc était infléchi à gauche, et en arrière 3 4 ».

Oppenheim a vu des convulsions toniques avec emprosthotonos et opistholonos, de la raideur de la nuque, dans un cas de tumeur des deux premières circonvolutions frontales; et, dans un cas de tuberculome géant du lobe frontal, Bruns observa une torsion de la colonne vertébrale, durable et tonique, avec concavité gauche

Dans le cas de Chipault (gliome dans F2), le malade, au moment

1. Aldhibert {Rev. de chir., 1893, p. 159) ; Chipault {Rev. de neurol., 1893, p. 152).

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