Cocuvilla (Gaz. heb. de 1900, p
TUMEURS DES LOBES FRONTAUX
que nous avons indiqués comme disséminés sur le lobe préfronlal. Or, il s’agissait d’un petit kyste de 5 ou ü millimètres , plein de sérosité, occupant le pied de la frontale moyenne, et irritant, en bas, le centre cortical du facial supérieur, puis du facial inférieur; en haut et en avant, les centres des mouvements de la tête, du tronc et des yeux; en arrière, ceux de la main et du bras. Les régions du corps dominées par ces centres, entraient en contraction pendant les accès, mais seulement après la contraction
Fig. 63. — Tumeur gliom, -lieuse d i lobe frontal gauche (G. Ballet cl A. Delillu). Elle a refoule en liant et en arriére, F3, qui est aplatie, et forme une bordure étroite; elle est du volume d’une grosse noix (bradyphasie, dysarlhrie, etc.).
des muscles (frontal et orbitaire), dépendant de la branche supérieure du facial
On peut conclure de ces faits : que les tumeurs de la partie postérieure de la frontale supérieure peuvent donner lieu à des troubles dans le$ muscles du tronc , et que celles de la frontale moyenne en produisent dans les mouvements de la tête et du cou. — Dans cette région, elles peuvent également déterminer une paralysie de l’orbiculaire palpébral et du plosis (paralysie du releveur).
1. B. Silva, Un cas d’épilepsie jacksonnienne; contribution à l’élude de la localisation du centre du facial supérieur ( Policlinico , 1898, p. 3 i3, et Rev. de neurol., 1898, p. 889). « 11 est à noter que pendant les accès le front se plissait des deux côtés, et que les deux orbiculaires des paupières se fermaient : c’est que chacun des centres corticaux du facial supérieur contribue aux mouvements de l’un et l’autre côte. »