‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 88 sur 338 · Mazurkiewicz, Rev. neurol., 1902, p · texte numérisé non relu

Mazurkiewicz, Rev. neurol., 1902, p

TUMEURS de la. région rolandique inférieure 233

Si elle reste partielle et incomplète, il y a lieu de soupçonner que la tumeur est au voisinage , et qu’il s’agit de phénomènes c e

compression ou de propagation.

Un bel exemple d 'aphasie motrice , pour tumeur de F , nous est fourni par Carie et Pescarolo. Le malade, homme robuste de trente-huit ans, avait vu les phénomènes morbides se développer dans l’ordre suivant : convulsions, aphasie motrice et altération psychique, paralysie de l’hypoglosse droit, parésie du facial inférieur droit; à peine une trace de parésie des membres du côté droit; à cela, il faut ajouter la douleur frontale, dans les premiers temps plus accentuée à gauche, et la névrite optique. Les auteurs enlevèrent une tumeui (gliome) de la grosseur d’un œuf, située dans F3; les symptômes rétrocédèrent, en particulier l’aphasie, qui s’améliora peu a peu dans la suite *.

Brugelius et Berg, pour une gliomatose kystique de la partie inférieure de la précentrale (Fa) et de la partie postérieuie de F à gauche, assistèren t à des attaques épileptiformes avec perte de connaissance; à la troisième attaque, il y eut des spasmes de la face, et après l’attaque, de l 'aphasie-, celle-ci s’accentua de plus en plus, et il s’y ajouta de 1 ’agraphie, de la stase papillaire, de la parésie des membres, et de la déviation de la langue. Les troubles s’atténuèrent après l’opération; mais deux mois après, la mort survint1 2.

Bossolimo, pour un kyste voisin de F3, observa comme premiers phénomènes des troubles de la parole , puis de 1 amnésie , et de la paragraphie (kyste sur Fa et pied de F3)3.

1. Carie et Pescarolo. Le malade élait souvent dans un état de stupeur, de mutisme absolu, et avait des accès procursifs dans la chambre. Il répondait lentement à son nom. Son aphasie, d’abord variable d’un jour à l’autre, devint une aphasie motrice absolue. 11 ne pouvait ni écrire, ni répéter les mots, ni lire à haute voix. La lecture mentale persistait un peu; il prononçait lentement les mots. — Après l’opération, un peu de contracture persiste dans les membres droits, il marche avec un bâton. Un mois après : la parole s’améliore rapidement chaque jour; il reste bradyphasique ; son caractère est devenu gai, et il n’a plus d’attaques d’épilepsie. La céphalée cesse et le fond de l’œil redevient bon. — Trois mois après, existait encore une légère déviation de la langue, de la faiblesse du bras droit. L’amnésie verbale persiste ; mais il s’exprime facilement; bradyphasie, mais pas de dysarlhrie. Il peut maintenant lire à haute voix; mais la lecture mentale reste affaiblie, car il ne comprend pas ce qu'il lit. Écriture spontanée impossible ( informa medica, 190), 1, p. 196, et /leu. neurol., 1901, p. 690).

2. Brugelius et Berg, Rev. neurol., 1896, p. 1S40. — Voir aussi Wiener, Arch. de Neurol., 1900, p. 28. IL, 20 ans, attaques d’aphasie avec raideur tétanique de la face et du bras; puis, parésie faciale droite; aphasie motrice; syndrome prononcé; tumeur sur le centre du bras et de la face, intéressant F3. Ne peut être enlevée à cause des hémorragies.

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