Auvray, th., Paris, 1896, p
ments dans la bouche et dans la langue; à ces phénomènes de nature sensible , s’en ajoutèrent aussitôt d’autres d’ordre moteur : bouche et langue déviées à droite, pâleur du visage; puis les convulsions s’étendirent au bras qui s’élevait, et enfin, elles se
généralisèrent. Charcot diagnostiqua une épilepsie sensitivomotrice, symptomatique d’un néoplasme siégeant à la partie inférieure de la région rolandique; à ce point précis, la tumeur fut rencontrée et enlevée par Reynier.
Dans les observations de Millian (tubercule au pied de Fa, Pa), de Friedlander et Schlesinger, de Sciammana et Postempski, de Poirier, de Chwostek, de Wiener, on constata aussi des troubles convulsifs, très accusés dans la face, mais le bras participa, etc.
Les troubles sensitifs ne sont pas moins caractéristiques que les moteurs; nous avons déjà cité les picotements douloureux de la
Fig. 108. — Coupe vertico-lransversale passant par la tumeur précédente (Raymond). — S, scissure de Sylvius; — NC, noyau caudé; — NL, noyau lenticulaire; — Cia, segment antérieur de la capsule interne ; — Ce, capsule externe; — CL1, lr0 cire, temporale; — Cfa., cire, frontale ascendante; — CP, CfJ, cire, frontales; — C. limb, cire, limbique. — La tumeur (zone teintée) se présente sous la forme d’un coin, dont la base périphérique détruit une partie de la circonvolution frontale ascendante, en déterminant une saillie marquée à ce niveau; dont la pointe s’enfonce dans le centre ovale, sans atteindre la capsule interne. Le tissu delà tumeur n’est pas homogène, mais creusé de nombreuses vacuoles.
bouche, des lèvres et de la langue, observés par Reynier. La malade de Sciammana et Postempski avait des hallucinations tactiles (sensation d’un gros rat, qui de la commissure traversait la joue), de l’hyperesthésie thermique, tactile et douloureuse; le malade de Friedlander et Schlesinger avait des paresthésies de la moitié droite de la langue (sensation de brûlure se répandant de la pointe vers la base), de la joue, de la main, et du bras droit.
Puis viennent les paralysies (je parle des cas où elles sont primitives) : Laveran, homme de quarante-sept ans, hémiplégie faciale-,
rien aux membres, quelques troubles du langage; sarcome du volume d’une pomme d’api à la partie inférieure de F», Pa. — Syme: engourdissement, puis paralysie de la face et de la langue du côté droit-, puis aphasie complète et parésie du bras droit; tumeur du volume du poing, dans la partie inférieure de Fa, et la partie postérieure de F-, F1 2 3. — Bernheim : deux convulsions, hémiplégie faciale , sarcome dans la moitié inférieure de Fa. — En terminant, je mentionne un cas de trismus, signalé par Guerra, pour un tubercule solitaire du quart inférieur du fond de la scissure rolandique droite
2° Tumeurs de la partie postérieure de F3.
Les tumeurs de la partie postérieure de la troisième circonvolution frontale donnent rarement lieu à des symptômes isolés d’aphasie motrice , comme on les rencontre dans les iésions de déficit; le plus souvent s’ajoutent des troubles parétiques de la face, du membre supérieur, et des troubles psychiques.
Il faut d’ailleurs se garder d une localisation trop étroite, des images motrices verbales, dans le pied de F3. Le centre de Broca comprend peut-être, encore, les parties les plus voisines de l’insula; et varie d’étendue selon les individus. Les observations publiées récemment par Touche montrent que les troubles de l’aphasie motrice se rencontrent non seulement dans les lésions du cortex, mais aussi dans celles de la capsule externe (7 cas), de la capsule interne (3 cas), et même du genou du corps calieux (1 cas)8.
Dans les néoplasies , ce n'est pas toujours de l'aphasie motrice complète qu’on observe, mais des aphasies partielles : aphasie amnésique, bradyphasie, paraphasie, impossibilité d’articuler certains mots, quelquefois de l’anarthrie, ou de la dysarthrie. Assez fréquemment se joignent des troubles de l'écriture ou de 1 ’agraphie, et des perturbations du langage des gestes (Mazurkiewicz) 3.
L’api-iasie motrice n’a de réelle valeur localisalrice, pour une tumeur de la troisième circonvolution, que si elle est la première EN DATE.
1. Raymond, Cliniques, III, 1898, p. 28; Millian, Soc. anal., 1896, p. 173; Friedlünder et Schlesinger, Rev. neurol., 1898, p.299 ; Sciammana et Postempski, Rev. neurol., 1901, p. 240; Poirier, Angiome, in th. Auvray, p. 333; Clivostek, Arch. de Neurol., 1884, p. 339 ; Wiener, Arch. de Neurol., 1900, p. 78 ; Laveran, Soc. de méd. des hôp. et Rev. neurol., 1893, p. 368; Syme, Rev. neurol., 1895, p. 475; Guerra, Rev. neurol., 1894, p. 272; Bernheim, Rev. méd. de l’Est et Rev. neurol., 1899, p. 630.