‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 99 sur 338 · TUMEURS DU LOBULE ET DU PLI COURBE · texte numérisé non relu

TUMEURS DU LOBULE ET DU PLI COURBE

des troubles de la voix, mais pas d'hémianopsie : l 'astéréognose fut très marquée dans la main gauche; il y eut déviation de la tête et des yeux du côté droit, c’est-à-dire du côté de la lésion. Celleci était une tumeur assez exactement limitée au lobule pariétal inférieur1.

Oppenheim range aussi, parmi les manifestations propres aux tumeurs des lobules pariétaux , certains troubles moteurs spéciaux, considérés comme des paralysies psychigues (Nothnagel, Kraft- Ebing, Bruns). Les membres, par exemple le bras, ne sont pas paralysés, mais le malade ne peut s’en servir; ils sont comme s’ils n’existaient pas : le patient cependant, au commandement , peut contracter ses muscles, et étendre cette extrémité.

Ce symptôme constitue l’apraxie, selon le sens qui lui a été attribué par Liepemann2, c’est-à-dire que les membres d’un côté du corps ne peuvent exécuter, volontairement, des mouvements adaptés à un but. Il s’agirait d’un mélange d’ataxie et de paralysie psychique partielle (Oppenheim, p. 144). Pour Liepmann, c’est, en définitive, une asymbolie motrice.

3° Tumeurs du lobule et du pli courbe (Pc).

Elles se révèlent par deux grands symptômes : I’hémianopsie

LATÉRALE-HOMONYME, et l’APHASIE SENSORIELLE, plus OU moins complète.

Souques, pour un gliome volumineux, faisant saillie au niveau du pli courbe, en grande partie détruit, et s’étendant presque sous le lobule quadrilatère , du côté de la face interne de l’hémisphère, constata que le malade, un militaire en activité, dès les premiers temps, ne pouvait lire une lettre de son père, ni lui écrire : il fut atteint d'hémianopsie droite , de cécité verbale (alexie),d' a graphie, et de paraphasie : l’intelligence, cependant, resta parfaite. Il eut, plusieurs fois, des fourmillements et de la parésie du bras droit, par action de voisinage (voir fig. 117).

Ivorteweg opéra trois fois une tumeur diffuse et récidivante du pli courbe, chez un jeune homme de vingt-cinq ans, qu’il observa avec Rotgans et Von Melle. Le malade entendait les mots, voyait les objets et les lettres, imprimées ou écrites, mais ne les comprenait pas. L’écriture spontanée était impossible , mais il pouvait

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