‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 98 sur 338 · Raymond, Clinique , Ht, 1898, p. 99 à · texte numérisé non relu

Raymond, Clinique , Ht, 1898, p. 99 à

TUMEURS DU LOBE PARIÉTAL

inférieur ou supérieur, par action sur la région motrice voisine, (tumeurs-frontières).

Ce fait, des troubles moteurs dans un membre, entraîne quelquefois à des erreurs opératoires, comme dans le cas de Stacker et Nugent (cité Par Oppenheim ‘). — On cherche le néoplasme dans la zone motrice ou de Rolando, et on ne l’y trouve pas : il faut, dans ce cas, se porter un peu plus en arrière, vers le lobule pariétal supérieur.

2° Tumeurs du lobule pariétal inférieur (P2).

Dans la partie de ce lobule, voisine des centres rolandiques, s’étend aussi la sphère sensitive (Fühlsphare), de Munk et Flechsig, — et, en raison de la grande surface occupée par le centre moteur du bras, on peut dire que, dans plus de la moitié inférieure et antérieure du lobe pariétal , en cas de lésion de cette partie, on observe surtout des troubles de la sensibilité et de la motricité DU MEMBRE supérieur.

L’existence et la disposition de la zone sensible corticale a été bien établie, ainsi que nous l’avons indiqué, par les recherches expérimentales et cliniques de Verger (voir p. 135).

Negro et Oliva, chez une jeune fille endormie, électrisant légèrement l’écorce, au niveau des centres du membre supérieur, lui firent éprouver des fourmillements, irradiant des doigts vers la racine du membre; après l’opération, la main resta parésiée et anesthésiée (tact, douleur, chaleur, sens musculaire), pendant trois semaines.

Walton et Paul ont insisté sur la valeur toute spéciale de I’astéréognose, pour le diagnostic des tumeurs de la région rolando-pariétale : c’est quelquefois, disent-ils, le seul symptôme qui puisse indiquer le point où il faut trépaner. — On sait que la stéréoagnosie consiste dans la faculté d'apprécier, les yeux fermés, la forme géométrique des corps, et de reconnaître les objets placés dans la main : elle nécessite l’intégrité de la sensibilité superficielle et profonde , souvent abolie dans les lésions néoplasiques des régions, dont nous nous occupons en ce moment2 (voir p. 140).

Dans une observation de Bernheim et Simon, la malade eût d’abord une paralysie lente et progressive du bras et delà jambe,

1. Stacker et Nugent, in Oppenheim, Dublin (Journ. mal. sciences, octobre

' Y'vcrgcr (Arch. de méd., 1900, p. 513, 641), voir p. 135. — Negro et Oliva (Rev. neural., 1898, p. 436). — Walton et Paul {Rev. neurol., 1902, p. 456).

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