GROUPE ADULTE. REVETEMENT A CELLULES CLAIRES
bourgeons s'allonger et le jeune capillaire, né de la dilatation dont nous venons déparier, pénétrer dans son intérieur. Il s'agit donc ici d'une néoformation vasculaire par bourgeonnement analogue à celle que Ranvier (1) et Hatscheck (2) ont décrite dans le développement des vaisseaux sanguins à l'état normal.
2° Type de revêtemeînt a cellules claires. — Ces tumeurs no diffèrent de celles du groupe précédent que par leur revêtement épithélial ; tout ce que j'ai dit au sujet de l'axe conjonctif et de la vascularisation des tumeurs précédentes leur est applicable; peutêtre seulement, pourrait-on les distinguer en ce que leurs villosités sont un peu moins fines.
L'épithélium est formé par un grand nombre de couches superposées ; les cellules plus profondes conservent la forme allongée et le type de celles qui ont été décrites plus haut, mais dans la série de couches qui s'étagent au-dessus, on voit les éléments cellulaires revêtir un type pavimenteux pai'ticulier représenté dans la fig. 15.
Fig. 15. — Cellules d'une tumeur épitUeliale, type tle rcvètemeut à cellules claires.
Ces dernières cellules ont une forme allongée ou polygonale irrégulière par pression réciproque, et, comme elles sont un peu bombées, elles donnent à la coupe l'apparence d'un pavé dont les pierres au lieu d'être planes seraient légèrement convexes à leur surface. Le noyau est arrondi, il se trouve placé au centre de la cellule et entouré par un protoplasma clair qui n'est pas relié à celui des
{!) Ran'vier. Teclinique Idstologique, p. 188.
(2) Hatscheck. Centr. f. gesammle Anat., 1888, p. 666.
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cellules voisines par des filaments il'union. Souvent les cellules superficielles paraissent aplaties clans le sens de la surface de la tumeur. Les tumeurs ainsi constituées en entier ou qui présentent ce type cellulaire dans une grande partie de leur niasse, sont assez rares. Les auteurs ne les ont pas décrites et je n'en ai étudié que 4 exemples (1). Il n'est pourtant pas très rare de rencontrer une portion d'une tumeur typique, ou même d'un épithélioma, dont les cellules prennent le type vésical adulte de revêtement à cellules claires.
3° Type glandulaire (adénomes). — Les auteurs français ne mentionnent pas ce genre de tumeurs. Ktister (2) Ultzmann (3), Antal (4) les admettent d'après une seule observation due à KaltenLach ; ces auteurs pensent aussi que les kystes pédicules de Rokitansky pourraient être des adénomes vésicaux. Tlionq)son cite dans ses observations, sans donner de détails sur ce cas intéressant, une tumeur diagnosti(|uée au microscope, myo-adénome.
Les auteurs que je viens de citer pensent que la vessie ne possède de glandes (jue dans le voisinage immédiat de l'orifice de l'urèthre et font remarquer que les productions vésicales de type adénoïde naissent presque toujours de la prostate. Cette origine prostatique me parait hors de doute pour un certain nombre de ces tumeurs ; et, avant de déclarer qu'un adénome ou un cancer adénoïde a pris son origine dans les glandes de la vessie, il faut bien examiner les rapports de la tumeur avec la prostate. L'erreur ne serait pas difficile comme le prouve l'histoire de ce cancer du basfond de la vessie décrit par Marchand (5) qui paraissait indépendant de la prostate et qui se trouvait pourtant relié à cet organe par un seul tube glandulaire. Je ne ferai donc pas entrer dans ma description les cas qui, comme ces fibro-adénomcs de la vessie décrits par Klebs, appartiennent en réalité à la prostate.
Nous avons vu qu'à l'état normal on peut rencontrer des glandes
II) Obs. n°' 8, IG, 28 et 43.
|2) KuESTER. Loc. ciV., p. 2358.
(3) Ultzmann. Loc. cit., p. 315.
(4) ANTAL..Zor. cit.
(5) Mauchand. Laiigciil/cck's Arcli., 1878, XXII.