MALADIES DES TC5IEURS — LÉSIONS DE NUTRITION
ceiïce est limitée à des portions flottantes du néoplasme, qui se trouvent peu à peu séparées de la masse principale. Souvent les malades rejettent pendant la miction, des fragments de néoplasme qui présentent des lésions avancées de dégénérescence. Une fois détachés de la masse principale de la tumeur, les fragments séjournent en effet pendant un certain temps dans la vessie, et là, dans un milieu presque toujours infecté, sont envahis par les lésions secondaires de la putréfaction. Ces fragments sont souvent si altérés, qu'il estdifficile d'en reconnaître la nature exacte sans le microscope.
La dégénérescence colloïde n'est pas très rare lorsqu'elle est limitée à de petites portions, dans les épithéliomas. Parfois toute la tumeur subit la métamorphose colloïde et dans ces cas les tumeurs ont été décrites sous le nom de cancer colloïde.
Je" n'ai rencontré la surcharge calcaire que dans un énorme épithélioma carcinoïde de la A-essie (obs.26). Toute la masse néoplasique présentait des grains calcaires ; et ceux-ci étaient bien indépendants de toute sédimentation urinaire, car on les trouvait beaucoup plus abondants dans les portions éloignées de la cavité vésicale : il n'y aA-ait d'ailleurs pas, dans l'intérieur de la vessie, d'incrustation saline auniA-eaude l'ulcération cancéreuse.
Je n'ai pas lu d'obserA^ation analogue dans les auteurs. Sans doute ceux-ci, confondant ces faits aA^ec l'incrustation calcaire des tumeurs, auront négligé de les rapporter. Or, je crois qu'il s'agit là de deux processus bien différents, qu'il faut distinguer : V incrustation est due au dépôt des sels calcaires de l'urine, et ce dépôt se fait sous l'influence des micro-organismes. La surcharge calcaire de la tumeur elle-même est un processus commun aux néoplasmes de la A^essie et aux autres néoplasmes de l'organisme.
B. Tra>"sformation dès tumeurs bénignes en tumeurs MALIGNES. — A côté des lésions par défaut de Adtalité cellulaire, il faut placer les altérations déterminées par l'excès d'actiA'ité formatiA^e. Le fait seul de l'existence d'une tumeur démontre qu'il y a, dans les cellules qui la constituent, une puissance proliférante considérable.
M. Gornil surtout a bien étudié les divers modes de prolifération