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La maiade s'aperçoit que son ventre augmente de volume et la gêne. Ce n’est d'ailleurs pas toujours le cas, et un fibrome intra-abdominal peut rester latent et n'être qu'une trouvaille d'autopsie. :
On trouvé, lorsque le fibrome manifeste sa présence, une tumeur en général unique et siégeant à droite. (Il n'existe que deux observations de tumeurs bilatérales : celle de Winckel et.celle d'Amann.) Elle déforme l’abdomen en faisant üne saillie paramédiane. Son volume est variable; en général, les tumeurs opérées étaient volumineuses. Elle à une forme grossièrement ovalaire et remonte parfois plus haut que l’ombilic. Elie est peu sensible à la palpation. Plutôt rénitente que dure, elle peut offrir des zones d’inégale résistance, et il arrive même que l’on trouve de la fluctuation (Léopold). Elle est lisse et bosselée, parfois irrégulière. Bien que ferme el élastique, elle n’a pas la dureté d’une tumeur utérine de même nature. Elle est mate à la percussion.
Elle se développe vers le bord libre du ligament large, tendant à remonter dans l'abdomen. Elle peut contracter des adhérences avec les organes pelviens, et en particulier les côlons. Mais elle est, en général, libre et mobile. Cette mobilité doit se rechercher en soulevant la tumeur. Cette manœuvre a pour effet de provoquer, dans l’aine, des tiraillements qui ant été considérés comme presque pathognomoniques.
Au toucher vaginal, on trouve une masse remplissant le cul-de-sac latéral et faisant saillie dans le cul-de-sac antérieur. L'’utérus n’est pas modifié dans son volume ni dans sa forme. Il est indépendant de la tumeur et est reloulé en bas et en arrière.
On n’a jamais signalé d’ascite dans les tumeurs intra. abdominales du ligament rond.
Dans quelques cas, l'apparition de douleurs spontanées a été notée (Delbet, Kleinwachter). Elle apparaît à la fatigue el cesse au repos. Elle a été comparée par certaines malades aux douleurs de l’accouchement, Les règles, quoique assez
rue
rarement, peuvent être douloureuses. On note, à chaque époque menstruelle, une poussée évolutive avec augmentation du volume de la tumeur, tiraillements dans les ‘aines, élar.cements dans les grandes lèvres, avec irradiations däns la cuisse.
En général, ies règles ne sont modifiées, ni dans leur apparition, ni dans leur durée, ni dans leur abondance. L’irrégularité notée par Delbet peut s'expliquer par l’approche de la ménopause.
L'évolution est lente et progressive dans la plupart des cas. À un stade avancé, lorsque la tumeur atteint un gros volume Gusqu'à 12 kilos, comme dans le cas de Léopold), elle provoque des compressions. La marche devient pénible. La malade ne peut plus se baisser et éprouve une grande difficulté pour se relever, une fois assise. L’allongement des jambes devient douloureux. La miction et la défécation sont difficiles.
A ce moment, l’état général décline, la malade maigrit. L'opération s'impose.
Voici quelques observations qui illustreront cet exposé clinique.
IT. — Observations.
OBSERvATION XVI.
(CLaisse, 1900.)
Femme de 31 ans. Depuis plusieurs mois, elle se plaint de métrorragies et de douleurs dans le bas-ventre.
A l'examen, on découvre une tumeur abdominale et on porte le diagnostic de fibrome utérin.
L'opération montre que cette femme est porteuse d’un grand nombre de lumeurs myomateuses de l’utérus (interstitielles, souspéritonéales, sessiles, pédiculées), de consistance assez molle. Poids total : 2.900 grammes. : |
Le ligament rond du côté gauche porte une petite tumeur indé-
Dec
pendante de l'utérus, à 12 millimètres du point d'implantation du ligament, située sur le bord libre supérieur de la bandelette musculaire. Sa base d'implantation a 11 millimètres de long. Elle a une forme sphéroïdale, elle est lisse, de consistance assez ferme, sa coloration est rosée.
Histoloziquement, il s’agit d’un fibromyome. Les vaisseaux sont assez nombreux. Autour de certains d’entre eux, il y à une prolifération celluiaire. Il existe une mince couche conjonctive,