I. — Anatomie
Lorsque l’on fait l’étude anatomique de l’appareil génital de la femme, on trouve deux ligaments d’une couleur rouge pâle, jamais tendus sur le cadavre, qui s'étendent des angles latéraux de l’utérus à la grande lèvre, où ils s’épanouissent après avoir traversé le canal inguinal : ce sont les « cordons sus-pubiens » de Chaussier, « inguinaux-pubiens » de Heñle et Farabeuf, désignés plus communément sous le nom de « ligaments ronds de l'utérus ». ;
Leur développement est variable. Ils ont en moyenne 43 cm. 5 de longueur. Cylindriques dans leur portion iliaque, où ils ont environ 5 mm. 5 de diamètre, ils sont aplatis à leur naissance de l'utérus, tandis qu'ils s’effilent à leur extrémité opposée (puisqu'ils n’ont plus qu'un diamètre de 3 millimètres à leur entrée dans le canal inguinal) pour s'épanouir ensuite en éventail en sortant de ce canal.
Leur résistance, qui peut aller jusqu'à 5 kilos (Lanz), est quelquefois si faible que des chirurgiens les ont déchirés involontairement en voulant les attirer au dehors, dans l’opération d’Alquier-Alexander. Leur direction est également variable, puisqu'elle est subordonnée à celle de l'utérus. Ils se portent généralement en bas, en dehors et en avant, en suivant un trajet curviligne.
Si, du point de vue clinique, on distingue deux portions : intra-abdominale et pariétale, il nous semble préférable