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d'adopter, dans un exposé anatomique, la division de Waldeyer en : |
4° Portion utérine:
2° Portion intraligamentaire; 3° Portion iliaque;
4° Portion inguinale;
5° Portion pré-inguinale.
1° PorRTION UTÉRINE. — Elle s’insère sur le bord latéral de l'utérus, un peu au-dessous de la trompe. Assez large et mal limitée, elle se confond avec les faisceaux musculaires qui, partis du corps utérin, convergent tous vers le ligament rond, dans la lame antérieure du ligament large.
Cette portion descend en avant de la branche supérieure de l’artère utérine, sans faire saillie sous le péritoine.
2° PORTION INTRALIGAMENTAIRE. — Presque horizontale, elle soulève la lame antéro-inférieure du ligament large, formant ainsi l’aileron antérieur ou funiculaire de celui-ci, qui sépare la fosse obturatrice de la fosse paravésicale.
Le ligament rond est alors situé en avant et en dedans de la trompe et de l'ovaire, en arrière et en dehors de la vessie : « Il repose dans la base du ligament large et se porte vers le point d’entre-croisement des vaisseaux utérins avec l’uretère, puis sur ces vaisseaux, sur l'artère et les veines vagtnales » (Waldeyer), sur les vaisseaux et nerfs obturateurs, sur le cordon de l'artère ombilicale, qu'il croise sous un angle variable avec la situation de l'utérus et l’état de la vessie.
Ces rapports nous font comprendre la possibilité de compression de l’uretère et des vaisseaux utérins par une tumeur volumineuse du ligament rond.
, 3° PORTION ILIAQUE. — Toujours sous le péritoine, le ligament rond devient oblique en haut et en avant, puis, « avant de pénétrer dans l’anneau inguinal profond, il décrit, comme le déférent chez l’homme, une courbe à concavité interne qui embrasse l’anse à concavité supérieure des vaisseaux
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épigastriques » (Rieffel). Cette portion, recouverte par les anses intestinales, surcroise à angle aigu, à partir du détroit supérieur, le muscle psoas, la veine et l'artère iliaque externe, le nerf génito-crural.
4° PoRTION INGUINALE. — Dans le canal inguinal, qu'il traverse dans toute son étendue, le ligament rond est longé par les vaisseaux funiculaires qui le contournent de sa par-
tie inférieure à sa partie externe; par le rameau génital du génito-crural à sa partie externe. Il est également accompagné par le muscle cremaster externe et recouvert à sa partie supérieure par un petit prolongement du fascia transversalis. Il est séparé de l’arcade crurale par des lobules graisseux que l’on trouve surtout dans la moitié inférieure du canäl et qui sont décrits parfois sous le nom de « bouchons d’Imlach ».
À l'extrémité opposée du canal, revêtant les parties antérieures et supérieures du ligament rond, et assez adhérent à lui, on trouve un petit cul-de-sac péritonéal, qui, vu par la cavité abdominale, forme la fossette inguinale externe et qui n'est autre que le vestige du canal de Nück. Ce canal, dont Duplay, Beurnier, Debierre contestent d’une façon absolue l'existence, même chez le fœtus, persiste pourtant exceptionnellement chez l’adulte et peut être l’origine d’hydrocèle, kyste, hernie...
5° PORTION PRÉ-INGUINALE. — Si le ligament rond ne se dissocie pas déjà dans le canal inguinal et reste bien développé (ce qui est le cas des femmes jeunes et fortes), il apparaît entre les deux piliers, oblique ou presque vertical, flanqué d’une ou deux veines funiculaires. Il est recouvert d’une mince lame celluleuse qui s’insère au pourtour de l’anneau et le sépare en bas du rameau génital du génito-crural, en avant de la branche vulvaire du nerf ilio-inguinal et des ramifications pubiennes des vaisseaux honteux externes.
Il abandonne dans son trajet des fascicules profonds qui se terminent sur les parois fibreuses du canal. L'un d’eux, en particulier, s’unit constamment au ligament de Colles.
Les autres faisceaux s’éparpillent dans la grande lèvre. Certains remontent vers le mont de Vénus, ou se dirigent vers l’aine: d’autres vont prendre des attaches profondes au pubis, à la symphyse, à l’aponévrose périnéale. Dans 4 p. 100 des cas, d’après Edebohls, le ligament rond se courbe derrière le muscle transverse et se fixe à la moitié externe de l’arcade de Fallope et à la partie avoisinante du fascia transversalis.
Le ligament rond est constitué par un axe conjonctivo-élastique entouré d’une gaine musculaire. De l'utérus à l’an- -neau inguinal profond, il a de plus une enveloppe péritonéale, presque complète à la partie moyenne, très imparfaite à ses deux extrémités.
La gaine musculaire comprend :
1° Des fibres lisses, qui naissent à la face antérieure de l'utérus, s'étendent rarement au delà du détroit supérieur et recoivent leur innervation du plexus utérin;
2° Des fibres striées, qui partent de l’épine du pubis, de la paroi inférieure du canal inguinal, des muscles petit oblique et transverse, remontent jusqu’à l’artère iliaque externe, et parfois jusque près de l’utérus, engainant alors les éléments lisses. Elles sont innervées par le rameau génital du nerf génito-crural. La portion pré-inguinale est exclusivement conjonctivo-élastique.
Pendant la grossesse, à partir du cinquième mois surtout, les ligaments ronds s’hypertrophient, particulièrement dans leurs éléments musculaires. IIS augmentent de longueur et prennent une direction verticale, par suite des changements de volume et de place de l’utérus.
Nous avons remarqué, en étudiant la structure du ligament rond, que les fibres musculaires lisses et striées n’ont pas le même point de départ. De même, le système artériel a une double origine.
Les fibres lisses et le péritoine qui recouvre le ligament sont irrigués par douze à dix-huit rameaux nés de la portion marginale de l’artère utérine. Les fibres striées reçoivent
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leurs artérioles de la funiculaire, branche elle-même de l’artère épigastrique.
Les deux systèmes ne communiquent entre eux que par des anastomoses insignifiantes. Toutefois, un des rameaux funiculaires, plus important que les autres et désigné sous le nom d’artère du ligament rond, remonte dans l’axe de celuici et se porte vers l'utérus en s’anastomosant avec l’utérine.
Les veines qui accompagnent les artérioles s’anastomosent entre elles à la surface du ligament. Elles communiquent avec les veines utérines et celles des grandes lèvres. La principale se jette dans l’origine de la veine iliaque externe ou dans l’une des épigastriques. Les autres traversent le canal: inguinal et vont se terminer à la crosse de la saphène interne.
Les veines du ligament rond, si insignifiantes à l’état habituel, acquièrent une grande importance pendant la grossesse. « Alors, en effet, les veines iliaques primitives et la veinecave inférieure se trouvent comprimées par l'utérus. Le sang apporté par les veines utérines ne pénètre que difficilement dans les veines iliaques internes: aussi voit-on les veines utéro-ovariennes se développer pour suppléer à leur insuffisance (pour la même raison, les veines du ligament rond se développent aussi), et comme la veine externe n’est pas plus libre que l’interne, le sang, au lieu de pénétrer dans le tronc, reflue vers le plexus des veines sous-cutanées qui s’hypertrophient considérablement. » (Sappey.)
Quelques Ilymphatiques venus du fond de l'utérus suivent le ligament. Ils se jettent dans les ganglions inguinaux supérieurs ou dans les ganglions iliaques. Is sont si fins et si peu nombreux que leur existence a pu être mise en doute (Leveuf et Godard).
Quant aux ganglions, leur présence paraît être une rareté. On en a signalé, une fois, un sur la portion intra-inguinale du ligament rond (Villar), et un autre contre le ligament rond droit. au-dessous de la corne utérine (Prof. Guyot).
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