NATURE DE LA TUMEUR
Schmidt ....
mois .
5 ans.
Sarcome.
Warthiii
mois.
5 ans.
Munus
mois.
5 ans.
Adénosarcome.
Kiister
mois.
4 ans.
Carcinome.
Abbe
mois .
() ans l/'i.
Rhabdomyosarcome.
Israël
Sarcome.
Israël
ans.
H ans.
Sarcome.
Je ferai remarquer que les longues guérisons ont pu être obtenues même chez des enfants opérés lorsqu'ils n'avaient que 6 ou 9 mois.
Je noterai aussi, en ce qui regarde le volume de la tumeur, que, si dans le cas de il ans de survie d'Israël, la tumeur n'avait que le volume d'une cerise, le petit malade d'Abbe, qui était bien portant G ans i/2 après l'opération, était porteur d'une énorme tumeur pesant 7 livres et demie alors que l'enfant n'était âgé que de 15 mois.
Parmi les malades opérés, quels sont ceux qui peuvent être considérés comme guéris radicalement?
Nous avons vu les récidives survenir jusqu'à 5, 4 et 5 ans après l'opération. Tous les malades qui ont été revus avant ce délai de 5 ans peuvent être soupçonnés de récidive ultérieure et nous ne pouvons parler avec grande probabilité de guérison radicale que pour les malades revus bien portants plus de 5 ans après l'opération. Parmi les opérés il en est 4 qui ont été vus en bonne santé de 4 à 11 ans après l'opération : il est légitime de penser qu'ils resteront guéris.
Quels sont les autres guéris probables parmi les 25 autres malades revus bien portants? Nous ne pouvons répondre à cette question que par un calcul de probabilité. Parmi ces 25 malades, 10 ont été vus bien portants de quelques mois à 2 ans après l'opération. Le total des malades revus jusqu'à 2 ans est de 62 dont 59 sont morts de récidive, soit le 02 pour 100 : il est probable que sur les 16 malades dont nous parlons, la même proportion de 62 pour 100 succombera = 11 ; il ne nous reste que 5 guéris probables sur 10 malades. Il est 5 autres
TUMEURS DU REIN CHEZ L'ENFANT
enfants qui ont été vus on bon état 5 ans après l'opération ; on peut estimer que l un d'entre eux récidivera et que les 2 autres resteront guéris.
Ouol est le sort ultérieur probable des 25 malades guéris de l'opération et qui n'ont pas été revus? Nous pouvons penser qu'ils se comporteront pareillement à ceux dont nous avons des nouvelles. Ceux-ci sont au nond3re de ()2 parmi lesquels 11 seulement paraissent avoir guéri; la même proportion appliquée à nos 25 cas sans nouvelles nous donne 5 guéris probables.
D'après ces calculs, les guérisons définitives probaldes seraient :
Guérisons (Icfinilives Miilatlos. ])rol)ablos.
Vus bien portants, de 4 à 1 1 ans
après
l'opération
Vus bien portants, ô ans après
l'opé-
ration
Vus bien portants, de quelques mois à
!2 ans après l'opération. . . .
Guéris de l'opération et non revus.
Total
Ces 15 guérisons définitives probables mises en regard des 122 opérations ne nous donnent que 12 pour 100 de guérisons, cbifTre très inférieur à celui que nous avons trouvé cbez l'adulte. Nous avons vu en effet que chez les adultes, la proportion de guérisons définitives probables peut être évaluée à plus do 20 pour 100.
6° Indications opératoires. — La possibilité de la guérison définitive des néoplasmes du rein chez l'enfant nous paraît indiscutablement démontrée ; la légitimité de l'intervention est justifiée d'une manière générale.
Préciser les indications et les contre-indications opératoires est œuvre impossible dans l'état actuel de nos connaissances. Il me suffira de dire que ni le très jeune Age des malades, ni le volume énorme de la tumeur ne constituent des contre-indications absolues. C'est dans l'étude des conditions générales du petit malade que le chirurgien trouvera le guide le plus sûr.
TROISIÈME PARTJE