CONCLUSIONS
I. — Les néoplasmes de la prostate sont moins rares qu’on ne l’a dit; ils sont le plus souvent primitifs (90 0/0 des cas); 10 fois sur 100 les observations concernent des enfants de 1 à 10 ans.
II. — 1° Les néoplasmes de la prostate sont constitués le plus souvent par du carcimome (86 fois sur 100), celui-ci débute dans les culs-de-sac glandulaires. Le sarcome se rencontre exceptionnellement.
2° Les connexions "de la glande, sa richesse en lympathiques expliquent :
Sa diffusion presque constante, étendue et rapide (carcinose prostato-pelvienne diffuse). L’envahissement des os, vésicules séminales, etc.
3° L’envahissement de la vessie n’est pas la règle, c’est au contraire un fait exceptionnel.
III. — Le plus souvent les symptômes prédominants sont des troubles fonctionnels de l’appareil urinaire, l’hématurie manque souvent, les douleurs ont un type particulier. Chez d’autres malades il y a fonctionnement presque régulier de l’appareil urinaire mais, au contraire, celui du rectum est très entravé.
La marche est d’autant plus rapide que le sujet est plus jeune.
La durée de l’évolution du néoplasme varie de trois mois à 5 ans au maximum.
IY. — L’ exploration de la cavité pelvienne et l’existence des douleurs irradiées sont les meilleures bases du diagnostic.
V. — La gravité du pronostic, l’acuité de certains symptômes (obstruction rectale, rétention complète) autorise une intervention opératoire palliative (colotomie ou prostatomie).
L’ablation de la tumeur est au contraire inutile, à cause de la rapidité de layliffusion.