OBSERVATION X
Tumeur très épithéliale. Quelques figures pseudo-glandulaires et surtout des éléments épithéliaux malpighiens: figures d'épithéliomas à cellules basales, globes épidermiques, placards malpighiens.
Le stroma conjonctif de la tumeur est excessivement polymorphe, tissu fibreux, tissu muqueux, placards de cartilage et, en certains points même, on rencontre du tissu osseux.
Les éléments épithéliaux sont très abondants; on y rencontre des dispositions très diverses de formations épithéliales malpighiennes. En général, les éléments épithéliaux sont formés de larges amas de cellules serrées disposées sans ordre, qui répondent au type que nous avons maintes fois signalé sous le nom de cellules indifférentes. Au sein de ces amas apparaissent des placards cellulaires où les éléments polygonaux s’imbriquent les uns dans
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les autres. Lies espaces intercellulaires disparaissent, les noyaux s’allongent ; le tout formant une tache rouge, coloration due à la présence de grains d'’éléidine, donne à l’œil l’impression d’un placard cellulaire malpighien.
A la périphérie de ces amas épithéliaux les cellules se disposent en boyaux plus ou. moins larges, dessinant des figures très diversement découpées dans le tissu conjonctif, y creusant des alvéoles plus ou moins grands dont certains contiennent une substance en dégénérescence hyaline. Ces boyaux cellulaires sont limités par une double rangée de cellules, dont l’externe présente une disposition classique en palissade et repose directement sur le tissu conjonctif. Au centre, ils sont formés d’une substance hyaline dégénérée. Le tout rappelle absolument l’épithélioma pavimenteux à cellules basales. |
En d’autres points, on rencontre des cellules dites indifférentes, crdonnées autour d’une cavité régulièrement arrondie et vide; ces figures sont dues probablement à la dégénérescence des cellules centrales de ces amas. Parfois, sur ces cavités vient se brancher un canal limité de cellules bordantes, se rattachant au même type et rappelant un canal excréteur.
Au sein des amas cellulaires, on retrouve fréquemment des figures de globes épidermiques typiques. Les cellules des amas s’aplatissent, s’allongent et s’imbriquent. Elles se disposent autour de deux ou trois cellules dégénérées. Dans beaucoup de ces formations, nous avons pu avec un grossissement approprié retrouver des filaments unitifs, propre des formations malpighiennes. Enfin une figure de ce genre nous a particulièrement intéressé. Il s’agit d’un globe épidermique géant, de dimensions quatre ou cinq fois plus grandes que celles habituellement rencontrées.
Les amas cellulaires épithéliaux sont traversés par des fentes lymphatiques dont l’endothélium a fortement proliféré. Leur paroi paraît épaissie, formée de plusieurs couches de cellules plates qui viennent au contact des cellules indifférentes. Mais il est possible avec un grossissement approprié de différencier toujours les éléments épithéliaux des éléments endothéliaux proliférés et aucun