‹ Les Tumeurs Ovariennes: Dites de KrükenbergChapitre 17 sur 27 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Ï1 se présente dans des conditions très variables.

Tantôt, comme nous l’avons vu, il s’agit d’une femme antérieurement examinée ou opérée pour un cancer digestif, qui revient consulter pour des troubles pelviens : la constatation d’une masse annexielle bilatérale présentant les caractères signalés, parfois même avec une induration du Douglas, fait faire facilement le diagnostic.

Tantôt la malade consulte seulement pour ses troubles digestifs : l'examen clinique est d’emblée centré sur un cancer digestif, et l’on risque, faute d’un examen complet somatique, de laisser passer les tumeurs annexielles concomitantes, déjà souvent très développées.

Il y a donc nécessité de pratiquer systématiquement le toucher rectal et vaginal chez les malades atteintes de cancer de l'estomac, du foie, du pancréas. Cette recherche n’est souvent pas inutile dans les cas, également, de cancer du sein, et l’on risque d’avoir des surprises de ce côté.

Nous dirons donc, avec Lenormant, que « les métastases pel-

viennes et ovariennes des cancers du tube digestif méritent d’être recherchées aussi systématiquement que les métastases ganglionnaires, dans le cancer de la langue, par exemple ». . Dans d’autres cas, ce sont les troubles pelviens qui amènent la malade au chirurgien. Par le toucher vaginal, on essayera de faire l’analyse exacte des lésions. Toute tumeur mobile et bilatérale des ovaires de consistance fibreuse commandera un examen complet, surtout fouillé du côté digestif, et même, si cet examen digestif clinique paraît négatif, réserver son opinion jusqu’à l'exploration opératoire,

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