RP CR
choquante; c’est une question d’espèce : suivant les cas on
fera dans un premier temps une opération palliative (colo--
cœcostomie, gastro-entérostomie) avec hystérectomie — dans le second temps l’exérèse — ou bien on se contentera de l’exérèse de la lésion digestive remettant à un temps ultérieur la castration complémentaire.
Signalons à ce propos l'opinion de Schenk et Sitzenfrey qui, frappés par quelque cas où les ovaires, bien que d'aspect normal, étaient le siège de métastases cancéreuses microscopiques, proposent hardiment la castration systématique de toute femme jeune atteinte et opérée de cancer de l’estomac.
b) On est intervenu pour des tumeurs annexielles doubles.
Comme nous l’avons dit il faut penser dans ces cas aux tumeurs de Krükenberg et ne pas relermer l’abdomen sans avoir exploré soigneusement le tube digestif.
Les indications en présence des lésions sont les mêmes que dans le cas précédent.
C’est trop souvent pour s'être contenté du diagnostic de « fibromes ovariens » que le chirurgien a laissé dans l’abdomen la lésion primitive.
Ici. un point spécial : L’ablation des tumeurs de Krükenberg doit-elle consister dans l’exérèse des deux ovaires seulement, ou doit-on faire l’hystérectomie? Cette question est importante puisqu'il s’agit très souvent d’une opération surajoutée à une intervention plus ou moins sérieuse. L’anatomie pathologique conseille de faire l’hystérectomie — les tumeurs ovariennes agissent en effet très précocement comme des foyers primitifs vis-à-vis de la trompe et de l’utérus dont les lymphatiques sont rapidement envahis.