III. — C'est une tumeur pelvienne qui apparaît plus ou moins
longtemps après l'intervention sur la tumeur digestive.
Il semble que dans ce dernier cas il ne faille pas intervenir sur les tumeurs ovariennes. Malgré la facilité de l’acte opéra-
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toire (mobilité des tumeurs) l’opération paraît donner un coup de fouet au processus de généralisation.
Nous donnerons à titre d'exemple l’observation apportée par P. Moure à la Soc. de chir. de Paris en janvier 1998 :
P. Moure, Métastase ovarienne d’un cancer de l'estomac.
Il s’agit d’une femme de 50 ans atteinte de cancer de l'estomac opérée à Saint-Antoine, le 21 avril 1920, de gastro-pylorectomie large. Le cancer siégeait au niveau du pylore, limité, mobile, sans adhérences postérieures. Cependant il y avait de petits ganglions indurés le long de la petite courbure.
Le 13 février 1922 Moure revoit sa malade « dans un tel état de prospérité » qu'il doute de la nature véritable de la tumeur qu'il a enlevée. Mais l’examen des coupes ne laisse aucun doute.
Trois mois plus tard, cette femme revient. Elle présente dans la fosse iliaque droite une tumeur dure, légèrement mobile. Au toucher vaginal l'utérus est petit, repoussé en avant par une grosse tumeur abdomino-pelvienne dure, résistante, légèrement mobile et non douloureuse.
L'état général étant bon, le 15 mai 1923, laparotomie médiane sous-ombilicale.
Tumeur solide, blanche, ferme, légèrement mamelonnée, du volume des deux poings, occupant le détroit supérieur de la fosse iliaque droite, développée aux dépens de l'ovaire droit
La trompe allongée est intacte.
Il existe une seconde tumeur plus petite, du volume d’une orange, développée aux dépens de l'ovaire gauche, siégeant dans le Douglas. Pas d’ascite.
Moure pratique l’ablation simple de ces deux tumeurs, laissant l’utérus en place; il explore en même temps la région gastrique et constate que la région cœliaque est le siège d’une infiltration dure certainement néoplasique.
Après cette intervention simple et rapide, la malade présenta des signes de récidive gastrique et se cachectisa avec ane étonnante rapidité « comme si l’ablation des tumeurs ovariennes avait donné un coup de fouet aux lésions périgastriques ». Elle mourut le 13 juin 1923.
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Résultats opératoires.
Ils sont médiocres :
Hofmeier, au Congrès de Kiel, de 1905, disait qu'il n’y à pour ainsi dire pas de cas de guérison de cancer double des ovaires.
Il y a lieu de signaler toutefois :
un cas de Piannenstiel resté guéri après quatre ans et demi;
un cas de Fritsch après six ans;
un cas de Taufler après douze ans.