CHAPITRE II
Anatomie pathologique des tumeurs végétantes de l’ovaire.
Après avoir étudié dans le chapitre précédent d’une façon didactique les diverses variétés de végétations et la constitution histologique de chacune d’elles nous allons envisager actuellement leur mode de groupement à l’intérieur et à la surface des kystes de l’ovaire. Nous n’avons pas la prétention de décrire des types classiques de ces kystes exclusivement composés de végétations glandulaires ou bien seulement de végétations papillaires. Au point de vue histologique Waldeyer a pu très bien distinguer des kystes proliférants glandulaires (kystoma proliferum glandulare) et des kystes proliférants papillaires (kystoma proliferum papillare) suivant que l’élément épithélium ou l’élément conjonctif prédomine par son développement ultérieur ; mais dans [la nature les choses ne sont pas aussi simples et ces descriptions anatomiques ne correspondent pas aux types cliniques. Dans l’intérieur d’un même kyste ou à sa surfaceon peut rencontrer en meme temps des productions glandulaires et des néoformations papillaires.— Ces deux éléments peuvent se combiner dans des proportions infiniment variables et donner lieu à des kystes végétants qui se présenteront sous des aspects et des formes excessivement nombreuses. Parfoisjmême la prolifération est tellement abondante que la tumeur est presque exclusivement solide.
Nous essaierons pourtant de donner une description assez nette de l’aspect macroscopique que présentent :
lo Les kystes à végétations internes ;
2° Les kystes à végétations externes et internes.
%3° Les tumeurs presque exclusivement solides et végétantes de l’ovaire.
Nous terminerons ce chapitre en parlant de l’ascite que détermi-