‹ Les tumeurs villeuses du rectumChapitre 8 sur 29 · ARCHITECTURE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

ARCHITECTURE GÉNÉRALE

Aïnsi qu’on l’a vu plus haut la coupe macroscopique donne déjà la notion des limites, du mode d'insertion et de l’extension de la tumeur. L’examen à un très faible grossissement ou avec une loupe un peu forte précise ces différents caractères, pourvu que l’on dispose d’un fragment suffisamment important.

Sur une coupe histologique, la tumeur se caractérise essentiellement par ses franges villeuses qui interrompent brusquement la continuité intestinale, Lorsque la tumeur est sessile, les villosités s’insèrent en série linéaire sur le chorion qui paraît à peine plus épais qu’au niveau de la muqueuse saine voisine. S'il s’agit au contraire d’une tumeur pédiculée, l’infra-structure conjonctive est plus épaisse et se divise à sa surface en une série de mamelons dans chacun desquels vient prendre racine une houppe de villo-

sités. Ainsi se trouve constituée la tumeur lobée et lobulée décrite par Quénu et Landel.

Mais quelle que soit la nature de la tumeur, sessile ou pédiculée, on est frappé à cet examen pratiqué au faible grossissement par les limites précises de cette néoformation. Dans la profondeur, la continuité du chorion avec les fractions voisines saines n’est pas modifiée ; le dessin des couches musculaires sous-jacentes conserve son profil normal. Latéralement la tumeur, qui doit à l’affinité chromatique de son épithélium une coloration plus sombre, se continue brusquement avec la muqueuse normale, plus claire, dans laquelle elle paraît enchâssée.

L'analyse histologique précise ce caractère absolument’ superficiel de la tumeur et le brusque passage de la muqueuse saine à la néoformation.

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