LÉ
sl —
même .de faire disparaître la végétabilité d’un bacille cultivé en générations successives sur ce sérum.
Plus tard, cultivant pendant 18 à 24 heures des bacilles diphtériques sur du sérum antidiphtérique dilué dans du bouillon, il constate une agglutination ; cette agglutination peut encore se produire à 1/10 ou 1/20 en faisant agir des dilutions de sérum antidiphtérique sur des cultures de24 heures, homogènes, de bacilles de Loëffler. Les bacilles agglutinés ont leur virulence ätténuée, Rien de pareil ne se produit avec du sérum de cheval normal. Certains bacilles diphtériques authentiques ne sont pas agglutinables ; ils peuvent rester tels ; ou au contraire acquérir l'agglutinabilité par un entretien plus ou moins prolongé au laboratoire.
L’agglutinabilité dépend des échantillons microbiens et ne varie pas avec les différents sérums employés.
Ilest assez curieux de constater que les résultats positifs de Nicolas ont été obtenus avec des sérums préparés par injection de toxines, alors que MWicolle, Landsteiner, avec des sérums obtenus par injections de cultures tuées, n’ont pu obtenir d’agglutination.
Par contre, Martini et Spronek confirment les expériences de Nicolas.
Bruno (1898), admet que certains sérums humains normaux peuvent agglutiner jusqu’à 4/30, tandis que celui de diphtériques, avant toute injection de sérum et dès les premiers jours de la maladie, agglutine entre 1/10 et 1/40, L’agglutination ne peut
d’ailleurs servir au diagnostic d’après cet auteur, car le sérum d’un malade peut agir sur certaines souches et non sur d’autres. Il en est de même des sérums thérapeutiques. Enfin, il essaye de séparer les bacilles diphtériques des pseudo-diphtériques par les différences d’aspect que présentent leurs cultures sur sérum antidiphtérique.
Luboswski (1900) injecte à un bouc, tous les cinq jours, des doses croissantes de cultures vivantes d’un bacille diphtérique à virulence très faible et sans toxicité. Au bout de deux mois, l’animal ayant recu au total 750 cc. de culture, est saigné. L'auteur soumet à l'agglutination par ce sérum 23 souches de diphtériques. Pour éviter le dépôt spontané des microbes, il essaie d'obtenir une émulsion fine et stable en broyant les bacilles, cultivés sur lieux solides, par agitation avec des perles de verre et en les diluant dans de l’eau salée additionnée de glycérine à 1/10 °°.
La lecture de l’agglutination se fait après l heure 1/2 à 3 heures 1/2 d’étuve. Au bout de ce temps, toutes les souches sont agglutinées à 1/40 ou 1/80, rarement à 1/160. Un sérum normal agit parfois à 1/40, un sérum antitoxique à 400 unités agglutine également à 1/40. Trois bacilles pseudo-diphtériques restent en suspension homogène.
Lesieur (1902) emploie comme sérum, soit celui de cheval immunisé par injections de toxine, soit celui d’une chèvre immunisée par injections sous-cutanées de cultures complètes. Les bacilles sont cultivés en bouillon peptoné pendant 8 jours à 37°, et rendus homogènes en les agitant trois fois par jour. L’agglu-
AT
tination, quand elle se produit, n’est nette qu'après 12 ou mieux 24 heures de séjour à l’étuve du mélange de culture microbienne et de sérum dilué. Sur 40 échantillons de bacilles diphtériques vrais, onze se sont montrés agglutinables par l’un des deux sérums au taux de 1/10 à 1/20 (une seule fois à 1/100). Sur 30 échantillons de pseudo-diphtériques, 9 ont été agglutinés dans les mêmes conditions au taux de 1/10 à 1/20 (une fois à 1/5 seulement). Certaines souches, inagglutinables par un sérum antitoxique de cheval, l’étaient par le sérum de chèvre. Lipstein (1902) obtient chez le lapin des sérums fortement agglutinants en pratiquant plusieurs injections intrapéritonéales de grosses quantités de cultures tuées, puis de cultures vivantes, en même temps qu'il administre à l'animal de grosses doses d’antitoxine.
Les cultures destinées à l’agglutination sont formolées et employées après sédimentation spontanée. Avant toute immunisation, le sérum des animaux était sans action à !/20. Après immunisation, il agolutinait les souches essayées, parfois jusqu’à 1/1280, mais toujours à un taux plus élevé que les autres la souche qui avait servi à l’immunisation. Schwoner (1902) immunise un cheval en lui injectant des cultures mortes, puis des cultures vivantes de 2, 3 et enfin 7 souches de bacilles diphtériques typiques. Il prépare ses émulsions microbiennes en broyant finement dans du bouillon les bacilles cultivés 48 heures sur agar. Après une sédimentation de 2 heures, le liquide qui surnage est mélangé à des