‹ Les Types de Bacilles Diphtériques: Valeur Thérapeutique Du Sérum Antidiphéritique AntimicrobienChapitre 37 sur 52 · JU · texte numérisé non relu

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rappeler que, classiquement, le bacille diphtérique fermente le glucose, le maltose et le lévulose et ne fermente pas le saccharose. Cependant, Louis Martin avait vu des bacilles diphtériques fermenter ce dernier sucre.

Parmi les derniers travaux parus ceux de Hine, de Costa et Troisier confirment l'opinion classique. Hine admet que tout bacille diphtérique fermente le dextrose et la dextrine et estsans action sur lesaccharose, et que tout bacille ayant ces caractères biochimiques est un diphtérique vrai. Pour Costa et Troisier, les diphtériques vrais fermentent le glucose, le maltose et non le saccharose.

Par contre, Graham Smith admet que le saccharose et le lactose ne sont pas toujours fermentés ; de même Morse pour la dextrine.

Kolmer etMoshageétudiant de nombreuses souches et un fogrand nombre de sucres, admettent que parmi les bacilles virulents, suivant qu'ils sont plus ou moins longs, plus ou moins granuleux, une proportion de 97 à 98 °/, fermente le glucose, 90 */, le lévulose, 91 à 82°/ le galactose, 51 à 41°, le maltose, 31 à 38 °/, le lactose, 40 à 7 °/,le saccharose.

Enfin des 26 souches de Cary, toutes donnent de l’acide en milieux glucosés, 15 en milieux maltosés, 10 en milieux dextrinés. Toutes donnent de l'acide en présence de glycérine, mais seulement 6 defacon abondante. |

Par contre les trois seules souches qui fermentent le saccharose sont toutes très actives sur cet hydrate de carbone,

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Nous avons essayé un assez grand nombre d'hydrates de carbone, soit sur milieux solides, soit sur milieux liquides et nous nous sommes arrêté, après quelques essais, au bouillon Martin, stérilisé seul à 110°, puis additionné de la solution concentrée de sucre (stérilisée à part par trois chauffages à 100°) en quantité telle que le milieu renferme 1,5°/, de sucre. L’indicateur le plus employé fut le tournesol, stérilisé à part et ajouté en même temps que le sucre. Pour éliminer l’action réductrice de certains sucres sur le tournesoi, et tout particulièrement du lactose, nous nous sommes servi d'un dérivé de la phtaléine, le Brom cresol purple, qui n'offre pas cet inconvénient. Signalons ici que, si l’on n'a pas soin d’employer du lactose, tout-à-fait purifié, on peut obtenir des résultats discordants.

Les tubes de bouillon sucré, additionné d’indicateur, étaient ensemencés avec une culture fraîche sur sérum coagulé de bacille diphtérique et mis à l’étuve pendant deux semaines. On les examinait tous les jours et l’on notait le moment du virage.

Les hydrates de carbone suivants n'ont jamais été fermentés : Mannite, dulcite, sorbite, xylose, mannose, lactose, amidon, inuline, glycogène. Le glucose et le lévulose le furent constamment et rapidement, le plus souvent en 94 ou 48 heures, le lévulose étant en général attaqué plus vite que le glucose. La glycérine, le galactose, le maltose, le saccharose et la dextrine fournirent des résultats différents suivant les types microbiens, résultats qui sont consignés dans les tableaux suivants.

DEMTC LuE

Les chiffres indiquent au bout de combien de jours s’est effectué le virage de chaque milieu pour un sucre donné ; le chiffre 0 indique qu'iln y a pas eu de virage.

IlLest facile de voir que lestypes III, IV et V et la plus grande partie des microbes atypiques font fermenter la glycérine, le galactose, le maltose et la dextrine, et n’agissent pas sur le saccharose.

Au contraire, le type I ne fermente que le maltose et la dextrine ; le galactose, en général laissé intact, est fermenté très faiblement et seulement au bout de 14 jours par trois échantillons ; la glycérine ne donne pas de virage.

Le type IT ne fait virer ni maltose, nidextrine, ni glycérine ; le galactose est fermenté, plutôt plus activement que par les types 3, 4, 5 ; mais le saccharose est attaqué dans tous les cas et avec la plus grande énergie dès le premier jour, c’est-à-dire plus vite que le glucose elle-même.

Parmi les bacilles atypiques, le plus grand nombre se rapproche, au point de vue biochimique, des types III, IV et V. Cinq échantillons ont les mêmes caractères que le type Il. Ils ont, d’ailleurs, aussi comme lui une forme courte et de très rares granulations. Quant à un très petit nombre d’autres, ils présententdes variations individuelles.

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