‹ Les Types de Bacilles Diphtériques: Valeur Thérapeutique Du Sérum Antidiphéritique AntimicrobienChapitre 44 sur 52 · II. — Épidémies scolaires, hospitalières ou urbaines · texte numérisé non relu

II. — Épidémies scolaires, hospitalières ou urbaines

L'enfant Dul.., simple porteuse de germes depuis le 8 mars, contracte une angine le 1* avril, dont les fausses membrnes, très tenaces, persistent jusqu'au 6 avril. Ce jour-là, on isole de la gorge un bacille du même type III que la souche isolée le 8 mars. Sa camarade Lorny, qui était restée en contact avec elle tout le mois de mars, donne en culture encore un bacille du type III.

Dans un autre hôpital, en quelques semaines, une série de cas intérieurs affectent les deux religieuses Novic. et Faussem., et les trois enfants Bat., Cun. et Pari. ; chez tous se retrouvent des bacilles du type IV.

Au cours d’une épidémie survenue dans une formation sanitaire, recevant des enfants rapatriés du Nord de la France. les bacilles isolés chez les trois malades Pinar., Ver. Louis et Verd. et les 2 porteurs Ver Robert et Vandemeul., appartiennent au type I.

L’épidémie scolaire qui nous fournit le plus grand nombre de cas est celle que nous avons pu suivre grâce à l’obligeance et avec la collaboration de notre ami le docteur Guérin. Dans une école contenant des externes et des pensionnaires, apparaissent quatre cas de diphtérie. Immédiatement, élèves et personnel furent examinés, et l’on trouva sur 125 personnes, 45 porteurs de bacilles à morphologie diphtérique ; chez 29, les bacilles furent

isolés à l’état pur ; 7 souches furent reconnues pseudo-diphtériques et 22 diphtériques vrais. Ces derniers furent tous classés par l’agglutination, ou par la saturation des agglutinines, dans le type I.

En dehors de ces épidémies où les malades avaient eu des points de contact certains, il eut été intéressant de faire des enquêtes dans des épidémies plus étendues, englobant une ville ou une région. Nous n'avons pu le faire à Lyon, ville trop grande, où la diphtérie est endémique et où le contage est d’origines trop diverses. Cependant, le type II, très rare puisqu'il ne comporte que 8 échantillons, a été observé à la Charité de Lyon 4 fois en l’espace de moins d’un mois (Am., Dum. VI, Durand et Lech.); cela montre à un moment une fréquence relativement grande de ce type, qui n’a plus été rencontré depuis, que de loin en loin.

Nous devons, d’autre part, à notre amile D" P. Dufourt, 8 souches de bacilles diphtériques isolées, à Strasbourg, en l’espace de trois semaines chez 7 personnes faisant partie de 3 familles.

Toutes appartiennent au type III, (Madame X, Jean-Louis, nez,Jean-Louis, gorge, Simone, Philippe, Cécile, Brio., Terroi.).

L’unicité du type, dans une épidémie, nous permet de comprendre les conclusions de Langer, qui, étudiant le pouvoir agglutinogène et la capacité d’adsorption des agglutinines de bacilles diphtériques isolés au cours d’une même épidémie arrivait à la conclusion que tous les bacilles forment un groupe homogène au point de vue sérologique.

Chez un assez grand nombre de malades, différentes souches isolées à une, deux ou trois semaines de distance, se sont montrées du même type.

Cependant, Lebr.. donne deux souches appartenant au type LI au début de sa maladie et une souche appartenant au type IV, trois semaines après. Le cas de Lebr.. et aussi celui de Porch.. paraissent assez rares pour les considérer comme des exceptions et les mettre sur le compte d’une contamination secondaire. Ils n'infirment pas, à ses yeux, la règle générale de la constance du même type chez le même malade, ou dans un foyer épidémique localisé. |

Naturellement,des atteintes successives de diphtérie chez le même individu peuvent être causées par des bacilles de types différents; ainsi Bégu. I, II, IT, isolés au cours d’une première diphtérie, sont du type IV; Bégu. bis, au cours d’une seconde dyphtérie, est atypique. Durand P. appartient au type IT; Durand P. bis, au type IV ; et Durand P, ter, au cours d’une troisième atteinte, au type V.

RELATIONS SÉROLOGIQUES DES BACILLES DIPHTÉROIDES AVEC LES BACILLES DIPHTÉRIQUES

Ce chapitre sera court.

Nous avons eu à notre disposition 37 bacilles diphtéroïdes répondant au type du bacille d’Hoffmann et 14 au type de Corynebacterium cutis com-

mune, deux autres ont été isolés de conjonctives et 16 autres de pus d’uréthrites aigües ou chroniques.

Aucun d'eux n'a été agglutiné à 1/400 par un de nos sérums de chevaux (agolutinant à 1/6400 le bacille homologue).

Aucun n’a été capable d’absorber mème la moitié des agglutinines des mêmes sérums.

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