DEUXIEME SOUS-TYPE
La force apparente de l'idée dans le premier type est certainement due à cette association qu'elle conserve avec les éléments des passions vitales ou sympathiques. Il faut à l'idée un support, un lien qui la rattache à la vie et la fasse profiter des forces de l'organisme. Elle ne vit pas par elle-même ; fonction d'un organe spécial : le cerveau, elle peut comme toute fonction importante et incomplètement organisée devenir le centre d'une tendance et l'occasion de sentiments très-vifs, encore faut-il pour cela qu'elle soit reliée d'une manière ou d'une autre au reste de la vie organique et mentale. Délivrée peu à peu de la domination des tendances inférieures, et des mouvements organiques, elle arrive à les dominer à son tour. Si elle reste étroitement liée à eux nous avons le premier type intellectuel, si elle s'en abstrait davantage et s'isole, se mêle moins à la vie organique et passionnelle, s'épure, en risquant de s'affaiblir, nous avons le second. Et si le premier type était plutôt un type d'artiste, le second est plutôt un type de philosophe ou de savant.
Elle suppose une faculté singulière à ceux qui le représentent. Il faut que chez eux, malgré la présence de sentiments en général normaux et parfois puissants , les idées, ces éléments de tendances virtuelles, puissent s'organiser en un système solide qui s'impose à lu vie mt^ntah^ et prenni? sa part des forccB do Torgunismc. Chez rintdlectucl, en effet, plus que chez tout autre, Ie8 idées, les images ne saumient