AVANT-PROPOS
Si l'épreuve qui consacre la fin des études médicales a toujours tendu à perdre, peu à peu, ses caractères pompeux, et peut-être surannés, elle a du moins toujours conservé, vivace, son caractère ému de reconnaissance.
Aussi nous sommes heureux de suivre la tradition si bien conservée par les aînés, et avant de quitter, non peut-être sans un sentiment de tristesse, la sérénité des chères études médicales, de pouvoir exprimer notre profonde gratitude à tous ceux qui nous ont aimés, conseillés et instruits.
Notre reconnaissance filiale s’en 1ra tout d’abord vers nos parents qui par leur dévouement inlassable, et leur immense bonté, nous ont permis de suivre la carrière choisie. Leur intense affeclion a toujours été pour nous le refuge sûr où nous nous sommes retirés. Et même les douloureuses épreuves qui sont venues prématurément assombrir l'automne du plus chéri des pères, n’ont fait que resserrer toutes les fibres qui nous réunissaient.
S1 déjà nous avons pu souffrir la plus terrible des angoisses professionnelles, qui est de voir la douleur des êtres chers sans pouvoir la soulager, nous avons eu aussi parfois la plus grande des joies quand nous sommes parvenu à les apaiser, et nous avons maintenant le doux espoir que la nature, grande guérisseuse, dont nous nous sommes efforcé de suivre les indications, ramènera bientôt parmi nous tous la santé et la joie.
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Notre pensée reconnaissante ira aussi vers tous les membres de notre nombreuse famille, et en particulier à nos aînés nombreux dans la profession médicale, MM. les docteurs J. Fort, A. Lafont, L. Petit, A. Tassin, qui nous ont montré tant de fois, par leur exemple, ce qu'avait de noble la carrière embrassée.
C'est un peu sur leurs conseils que nous commencions nos études à la petite Ecole de médecine de Besançon, où dès les premiers jours, les leçons de ses maîlres ont contribué à donner à notre esprit cette tournure pratique que doit toujours avoir en but le futur « praticien ».
Arrivés à Paris en 1905, nous avons, durant les quatre années de notre externat, tâché de suivre les enseignements des maitres éminents que nous y avons eus.
A ces maitres, nous voudrions que notre plume malha bile fût l'interprète fidèle de notre admiration, de notre reconnaissance et de notre attachement. Mais nous ne sommes hélas pas le premier, qui se heurte à la banalité des mots pour traduire toute l'intensité des sentiments.
A côté de cet enseignement officiel nous ne pouvons oublier notre cher maître et ami le D' Pater, dont les conférences si instructives et les conseils étaient tant aimés de nous ; ainsi que notre ami P. Baufle avec lequel pendant quatre années nous avons vécu, côle à côle, en une si parfaite intimité de travaux et d'idées, que nous en aurons longtemps encore, l’un et l’autre, le souvenir mêlé de regrets,. 3
À lous, parents, maîtres, amis, j offre ce modeste travail, bien minime témoignage de la grande et respec-
tueuse reconnaissance que mon cœur leur voue.