MIRE
extrémités, bourdonnements d'oreille, sensation de plénitude et de chaleur à l’épigastre (Bouveret), quel quefois nausées suivies de vomissements noiralres. Le malade est immédiatement traité ; des injections de sérum à haute dose le remontent assez vite, quand brusquement, après un calme de deux ou trois Jours, une deuxième hémorragie survient, et ainsi de suile pendant plusieurs semaines au bout desquelles le malade se cachectise el meurt si on n’est pas intervenu chirurgicalement.
2° La biloculation. — Cette complication nous a paru une extrême rareté, aussi bien dans les cas que nous avons vus personnellement que dans les observations publiées par les différents auteurs que nous avons retrouvées.
Ainsi que nous l'avons montré au chapitre de l'anatomo-pathologie, les rétractions de l’ulcère juxtacardiaque se font plutôt dans le sens de la petite courbure que dans le sens perpendiculaire.
3° La dégénérescence néoplasique. — L'ulcère juxla-cardiaque peut être le point de départ d’un néoplasme. On est alors en présence du néoplasme souscardiaque bien décrit par Jacquier-Bret dans sa thèse. La symptomatologie est alors toute d'emprunt ; il est confondu avec le néoplasme de l’œsophage ou avec celui du cardia. L'exploration du conduit œsophagien au cathéter impose le diagnostic, ainsi que la radioscopie et l'œsophagoscopie. Enfin, au point de vue de son traitement, il est beaucoup moins favo-
rable à l'ablation que le cancer de l'estomac, à cause de sa situation el si, dans ce cas, la gastrectomie totale est encore l'opération de choix, on sera obligé d’avoir recours à la gastrostomie s'il reste sur la face antérieure de quoi faire une bouche stomacale ; enfin, si la face antérieure de l’estomac est elle-même envahie, la seule intervention qui pourra apporter un soulagement sera la jujunostomie.