‹ Les #-Unis au xx' #Chapitre 12 sur 103 · PREFACE XIX · texte numérisé non relu

PREFACE XIX

Nous avons tenté de mettre tous ces traits en lumière, en même temps que nous dressions le tableau des résultats obtenus, dans Tétude que nous faisons des principales et des plus caractéristiques parmi les industries américaines.

Plus que jamais, la concurrence d'Outre-Atlantique qui s'était ralentie un instant, va devenir aujourd'hui redoutable dans le domaine industriel. Une prospérité exceptionnelle a,vait tellement accru la consommation intérieure en ces dernières années, que les exportations d'articles manufacturés américains ne s'étaient pas accrues autant qu'on s'y attendait vers 1899 ou i900. Mais ceci n'aura

min, parce qne les chefs ont l'esprit toujours en éveil, cherchant autour d'eux, parmi les gens occupés même aux t&ches les plus humbles, qui pourrait remplir utilement les fonctions les plus élevées. Rien de plus typique à. ce sujet que l'histoire de M. Charles Schwab, devenu fameux dans le monde entier pour avoir été directeur général du trust de l'acier aux appointements de 5 mil. lions de francs l'an. Elevé dans l'établissement des frères de la Doctrine Chrétienne de Loretto (Pennsylvanie), que fonda jadis le célèbre prince Galitzine, et y ayant fait quelques études scientifiques, il va, en 1880, à Tàge de 18 ans à Braddock près de Pittsburg, où se trouvent de grandes aciéries appartenant & M. Carnegie; pour vivre, il se fait pendant quelques mois, garçon épicier, mais parvient bientôt à se faire engager comme ouvrier au salaire d'un dollar par jour dans les aciéries. Six mois après son entrée, il était chef d'atelier, et onze ans plus tard, avant trente ans, directeur général des établissements Carnegie. « Pour Charles Schwab, ce ne fut pas Tavancement à l'ancienneté », comme dit Touvrage d'où nous extrayons cet exemple et qui en cite bien d'autres, Millionnaires and Kings of Enterprise ou «la merveilleuse carrière de quelques Américains qui par leur hardiesse, leur prévoyance et leur énergie sont devenus les mattres dans le domaine de l'Industrie et de la Finance ». Cet intéressant volume, dû à M. James Bumley, est édité par la maison Roy et C«, de Londres.

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eu qu'un temps, et l'invasion américaine reprend. Nous assisterons, pendant le premier quart du XX® siëcle, dans la sphère de l'industrie, à un mouvement analogue à celui que l'on a vu se produire durant le dernier quart du xix*, dans celle de l'agriculture. Les objets fabriqués américains viendront lutter, aussi bien en Europe même que dans les pays neufs, avec les produits des industries du Vieux-Monde.

Le désir de s'assurer des débouchés au cas où les Etats européens leur fermeraient leurs portes est, avec le besoin instinctif d'expansion, qui anime tous les peuples comme tous les hommes jeunes et forts, l'une des raisons qui poussent les Américains à étendre au dehors leur influence politique. Leurs acquisitions coloniales, l'attention que leur gouvernement porte aux affaires d'Extrême-Orient ont pour but en grande partie de s'assurer des marchés privilégiés et libres. L'étude approfondie de l'impérialisme américain serait sortie du cadre de cet ouvrage; mais nous ne saurions pourtant le passer sous silence. L'expansion politique à Textérieur est la résultante, d'une part, de l'évolution historique qui, commencée par l'acquisition de la Louisiane, a fait des Etats-Unis le plus puissant des riverains du Pacifique, d'autre part, du développement de leur production industrielle. La concurrence économique au Vieux-Monde a engendré la concurrence politique. Pour Tune comme pour

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