‹ Les #-Unis au xx' #Chapitre 5 sur 103 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

Au point de vue des richesses minières, si importantes dans la civilisation moderne, au point de vue des forces hydrauliques, dont le rôle va devenir de plus en plus grand, au point de vue môme de la variété des cultures possibles, tous les pays que nous venons de citer sont, en outre, moins bien dotés que TUnion. Quant aux contrées tropicales, les difficultés d'acclimatation de la race blanche opposent à leurs progrès de très grands obstacles. Aussi, ne semble-t-il pas qu'aucun pays neuf puisse prétendre à un développement comparable à celui des États-Unis. Assis, inébranlables, entre leurs deux Océans, n'ayant rien à redouter d'aucun voisin, ils sont dans une position unique, que tous peuvent envier, mais que nul ne peut atteindre.

Avec les ressources naturelles, le principal facteur de la richesse et de la puissance d'un pays, c'est sa population. La valeur de ce facteur ne dépend pas seulement du nombre, mais de la qualité des habitants. A l'un et à l'autre point de vue, les États-Unis ont été, jusqu'à présent, très favorisés. Bien faible au début du xix® siècle, leur population s'est accrue plus vite que celle d'aucune autre grande nation. Aussi, dès 1870, étaient-ils plus peuplés que tous les pays d'Europe, la Russie exceptée. Aujourd'hui, Técart a encore augmenté, puisqu'ils l'emportent d'un tiers sur l'Allemagne, qu'ils ont deux fois plus d'habitants que la France ou l'Angleterre. Il est peu probable qu'ils

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