XIV PRÉFACE
américaine en a tiré le plus merveilleux parti. C'est à l'étude de la mise en valeur par ces hommes énergiques des ressources qu'offrait une nature généreuse, de la production et des procédés de production qu'est consacrée la majeure partie de cet ouvrage. Les méthodes américaines sont toujours intéressantes et instructives à examiner, sans qu'on veuille prétendre, du reste, qu'elles soient toutes applicables dans notre vieille Europe. Certaines devront môme, bientôt peut-être, subir des modifications dans leur propre pays. Ainsi le développement agricole, que la seule mise en valeur de terres nouvelles a suffi à rendre si intense jusqu'à présent, entre dans une nouvelle phase, plus difficile, aujourd'hui qu'il ne reste plus beaucoup de terres vierges de premier ordre et bien placées. La plupart des terres encore vacantes, très étendues d'ailleurs, sont, ou insuffisamment arrosées, ou médiocrement pourvues de communications — et l'on ne peut multiplier à Tinfini les chemins de fer — , ou de qualité assez ordinaire. D'autre part, quelques-unes de celles qui sont cultivées depuis assez longtemps sans être jamais appréciablement amendées, commencent à s'épuiser.
Il semble donc que l'agriculture américaine doive éprouver bientôt le besoin de modifier un peu ses méthodes, si perfectionnées à certains égards, en ce qui concerne l'usage des machines, par exemple,