PRÉFACE XV
mais sî primitives à certains autres, en ce qui a trait surtout à l'emploi des engrais. C'est une sorte de crise, sans prendre le mot dans un sens trop absolu, qu'elle peut être appelée à traverser. Il n'y a pas lieu de douter qu'elle ne trouve moyen de s'adapter aux nouvelles conditions qui lui sont faites.
La démocratie rurale américaine — car ce grand pays agricole est un pays de petite propriété — est si énergique et si progressive, elle sait si bien appeler à son secours toutes les ressources de l'esprit scientifique et de Tesprit commercial, qu'elle saura continuer, en tout état de cause, à développer sa production ; mais on observe, depuis plusieurs années déjà que, pour les cultures vivrières comme pour les cultures industrielles, pour les céréales comme pour le coton, ce développement n'est pas plus rapide que celui de la population, et les excédents susceptibles d'être exportés n'augmentent pas. Tout porte à croire qu'il en sera de même à Tavenir. C'est plutôt de terres très nouvelles, du Canada et de l'Argentine, que des États-Unis, que viendra dans l'avenir la concurrence aux agriculteurs européens et, peut-être, comme ces pays ne valent pas après tout les États-Unis, cette concurrence devrait-elle tendre à devenir moins rude.
C'est le développement de l'industrie qui attire aujourd'hui et qui attirera de plus en plus tous les regards aux États-Unis. C'est vers elle que l'activité